Sberbank surmonte 2020 sans trop de casse et poursuit sa mue

AWP

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Après un début d’année difficile, Sberbank avait rebondi vigoureusement au troisième trimestre grâce à la levée de la plupart des restrictions liées à la pandémie en Russie.

La première banque russe, Sberbank, a annoncé jeudi un bénéfice net en baisse de 10% sur un an en 2020, limitant les dégâts de la pandémie grâce notamment à l’augmentation des prêts aux particuliers et aux entreprises.

En 2020, le groupe public a dégagé un bénéfice net de 760,3 milliards de roubles, soit 9,5 milliards de francs.

Après un début d’année difficile, Sberbank avait rebondi vigoureusement au troisième trimestre grâce à la levée de la plupart des restrictions liées à la pandémie en Russie.

En tout, les prêts alloués par la banque ont augmenté de 15% en 2020, les PME et les particuliers empruntant davantage pour faire face à la crise. Les revenus tirés des intérêts sur les emprunts ont augmenté de 13,6% sur un an, à 1.415,5 milliards de roubles.

«Dans le cadre d’efforts communs avec le gouvernement et les entreprises, nous sommes devenus un acteur important de la lutte contre les conséquences de la pandémie», a déclaré le patron de la banque, Guerman Gref, dans un communiqué, indiquant que Sberbank avait «commencé à offrir du soutien aux particuliers et aux entreprises dès le début de la tourmente».

Il indique également que le groupe «a réussi à rapidement rétablir les affaires une fois que les restrictions (contre la pandémie, ndlr) ont été levées. Le lancement d’un vaste programme d’optimisation des coûts nous a aidés à soutenir la rentabilité».

Héritier des caisses d’épargne de l’époque tsariste, le groupe revendique près de 100 millions de clients, en majorité en Russie mais aussi dans plusieurs pays d’ex-URSS et d’Europe orientale.

Sous la direction de son influent patron il a entamé récemment un important virage numérique.

Cette année, le groupe a changé de logo et de nom, devenant simplement «Sber», et présenté un éventail de produits rappelant les géants de la Silicon Valley et faisant concurrence à Yandex, le leader russe des nouvelles technologies.

Le groupe ambitionne de créer d’ici 2023 un «écosystème intégré autour du client», précise M. Gref.

Après dix années de partenariat avec Yandex, les deux groupes ont divorcé en juillet, mettant fin à un projet commun de création d’un «Amazon russe».

Ce divorce s’est accompagné d’un rapprochement entre Sberbank et Mail.ru, principal concurrent de Yandex.

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