La BCJ maintient sa rentabilité et augmente son bénéfice semestriel

AWP

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«Nous sommes satisfaits de l’évolution des affaires, avec notamment une croissance de 75 millions des créances hypothécaires», déclare Gaël Froidevaux, directeur financier et risques.

La pandémie de coronavirus a rajouté une couche supplémentaire de difficultés pour la Banque cantonale du Jura (BCJ), dont la marge d’intérêt est toujours sous pression en raison des taux négatifs. Malgré tout, l’établissement est parvenu à maintenir son résultat opérationnel et à gonfler son bénéfice net au premier semestre.

«Nous sommes satisfaits de l’évolution des affaires, avec notamment une croissance de 75 millions des créances hypothécaires», a expliqué lundi à AWP Gaël Froidevaux, directeur financier et risques.

Sur les six premiers mois de l’année, le bénéfice net s’est inscrit à 7,0 millions de francs, ce qui représente une croissance de 5,7% sur un an, selon les indications fournies par la BCJ. Le résultat opérationnel est resté stable (-0,1%) à 8,7 millions.

Contrairement à la Banque cantonale neuchâteloise qui a choisi de relever ses correctifs de valeur pour risque de défaillance client, l’homologue jurassienne a maintenu ce poste à un niveau très faible. Selon M. Froidevaux, cela s’explique par les mesures prises par la BCJ vis-à-vis des entreprises, à qui la banque a permis de retarder les amortissements de crédits (10 millions de volumes concernés) jusqu’au 30 juin.

Le résultat net des opérations d’intérêts, principale source de revenus de la BCJ, a grappillé 0,2% à 17,3 millions de francs. La gestion et les activités de négoce ont généré moins de recettes. Les charges d’exploitation ont reculé de 2,0% à 13,8 millions.

L’établissement cantonal a participé au programme de soutien à l’économie lancé par le Conseil fédéral. Il a octroyé jusqu’ici 51,9 millions de francs de crédits Covid-19 à 308 entreprises. Ces emprunts ont fait bondir les créances à la clientèle sur les six premiers mois de l’année, avec une envolée de 18,4% à 390,4 millions.

Les créances hypothécaires ont atteint 2,53 milliards de francs (+3,1% en rythme semestriel), tandis que les dépôts clientèle ont fait du surplace à 2,04 milliards. La somme au bilan s’est étoffée de 14% à 3,89 milliards.

La BCJ se montre prudente pour le deuxième semestre, affirmant que l’évolution de la pandémie et ses effets sur les corrections de valeur pour défaillance clientèle seront déterminants pour la performance sur cette période. Gaël Froidevaux estime que les incertitudes sont trop importantes pour fournir une perspective chiffrée du résultat annuel.

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