Intesa Sanpaolo va prêter 6,3 milliards à Fiat Chrysler

AWP

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Le constructeur automobile doit encore obtenir la garantie de l’Etat italien, selon les agences locales de presse.

La banque italienne Intesa Sanpaolo a validé mardi le principe d’un prêt de 6,3 milliards d’euros au constructeur automobile Fiat Chrysler (FCA) qui doit encore obtenir la garantie de l’Etat italien, indiquent les agences italiennes.

Selon des sources financières citées par les agences AGI et RadioCor, cette décision a été prise en tenant compte «du rôle fondamental de ce financement pour toute la filière automobile italienne».

Ce prêt est destiné à aider ce secteur à traverser l’impact de la crise économique due à l’épidémie de coronavirus et à soutenir au-delà l’ensemble de la filière automobile en Italie.

FCA Italie doit encore «obtenir une garantie de la SACE, l’agence italienne de crédit à l’exportation», système prévu dans le cadre d’un récent décret pour aider les entreprises à faire face à la crise du coronavirus.

Selon les agences, la SACE doit garantir 80% du montant de ce prêt pour que ce dernier puisse être officiellement accordé à FCA.

Le constructeur italo-américain a expliqué que l’objectif était de «financer ses activités en Italie et d’apporter un soutien supplémentaire à quelque 10.000 petites et moyennes entreprises de la chaîne d’approvisionnement automobile».

Cette demande de garantie publique a déclenché un débat dans la péninsule où une partie de la classe politique réclame des contreparties, alors que le siège légal du groupe est situé aux Pays-Bas, et une partie de ses activités aux Etats Unis.

«Il faut éviter que les ressources publiques puissent être utilisées pour des opérations différentes de celle de la relance industrielle de notre pays», a souligné le vice-président du parti Démocrate (au pouvoir), Andrea Orlando, en demandant qu’en échange de la garantie publique soient imposées des conditions en terme de défense de l’emploi et de sites industriels.

Fiat Chrysler emploie en Italie près de 55.000 salariés dans ses 16 usines et 26 sites dédiés. Le groupe dit travailler avec 5.500 sous-traitants dans la péninsule, pour près de 200.000 emplois.

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