Goldman Sachs se réorganise pour être plus transparente

AWP

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Remaniement sur quatre principaux piliers: le courtage, la banque d’investissement, la gestion d’actifs ainsi que la gestion de fortune/banque de détail.

Goldman Sachs a rendu publique mardi la nouvelle organisation de ses activités, avec pour objectif affiché une plus grande transparence, alors que la prestigieuse banque d’affaires américaine est souvent critiquée pour son opacité.

Cet exercice de transparence intervient à un moment délicat pour la firme: l’action n’a pas décollé en Bourse depuis son plus haut d’octobre 2007 et la banque négocie actuellement un accord avec les autorités américaines pour solder des poursuites pour son rôle supposé dans le scandale politico-financier malaisien 1MDB.

Dans un document adressé au gendarme américain de la Bourse, la SEC, Goldman Sachs indique que son activité tourne désormais autour de quatre principaux piliers: les marchés financiers (courtage), la banque d’investissement (conseils aux entreprises dans les opérations de fusion-acquisition, introductions en Bourse...), la gestion d’actifs ainsi que la gestion de fortune/banque de détail (gestion de la fortune de milliardaires et jeunes millionnaires, prêts et dépôts à Monsieur-Tout-Le monde et aux TPE et PME).

Jusque-là l’établissement, dont le siège est situé au sud de Manhattan à New York, disposait de divisions aux titres fourre-tout: services aux investisseurs institutionnels, banque d’investissement, gestion des investissements, investissement et prêts.

Cette réorganisation, qui sera effective lors de la publication des résultats du quatrième trimestre 2019, est la première empreinte du PDG David Solomon, aux commandes depuis un peu plus d’un an.

M. Solomon, qui officie également comme DJ dans des discothèques, s’est engagé à diversifier Goldman Sachs pour la rendre moins dépendante des soubresauts des marchés financiers, à l’image de ses rivales JPMorgan Chase, Bank of America ou Citigroup.

Ces changements sont une façon pour le dirigeant de s’attaquer à la fois à la culture du secret de Goldman Sachs, dénoncée par des investisseurs et analystes, et de montrer les nouveaux moteurs de croissance que sont la banque de détail via la plateforme Marcus destinée au grand public et l’ouverture aux jeunes millionnaires.

M. Solomon parie qu’ils auront un effet positif pour l’action qui s’échange actuellement aux alentours de 233 dollars, soit une baisse de 6% comparé à son plus haut de 247,92 dollars atteint en octobre 2007, alors que le titre JPMorgan Chase a flambé de plus de 194% sur cette période.

Une grande partie de la rémunération des dirigeants de Goldman Sachs inclut des stock-options et actions.

M. Solomon a promis par ailleurs de dévoiler d’ici fin janvier, lors d’une journée dédiée aux investisseurs, son plan stratégique pour les prochaines années.

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