Credit Suisse: Thomas Gottstein tient aux objectifs de dividende

AWP

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«Fondamentalement, il s’agit de verser la moitié du bénéfice aux actionnaires, via des dividendes et des rachats d’actions», a répété le CEO.

Le patron de Credit Suisse Thomas Gottstein entend conserver les objectifs de la grande banque en termes de dividendes. Fondamentalement, il s’agit de verser la moitié du bénéfice aux actionnaires, via des dividendes et des rachats d’actions, a-t-il répété dans une interview diffusée vendredi soir par Schweiz am Wochenende.

Sous la pression de l’autorité de surveillance des marchés financiers Finma, la banque aux deux voiles avait décidé, au printemps, de ne payer que la moitié du dividende prévu au titre de l’exercice 2019. L’intention est toujours de verser la seconde moitié cet automne, a indiqué M. Gottstein. Une assemblée générale extraordinaire est prévue à cet effet le 27 novembre et les actionnaires se prononceront.

La question des rachats d’actions sera également réexaminée après cette assemblée générale. L’évolution des affaires et la solidité du bilan permettent de confirmer les objectifs communiqués et de maintenir une augmentation du dividende de 5% chaque année, a assuré le patron de la banque aux deux voiles.

Selon lui, la faiblesse actuelle du cours des actions des banques européennes s’explique par le fait que, sur de nombreux marchés, les autorités ont décrété l’interdiction des dividendes et des programmes de rachat d’actions. «De nombreux investisseurs institutionnels n’ont pas le droit d’investir dans des actions qui ne rapportent pas de dividende», a-t-il rappelé.

Réduction du nombre de filiales justifiée

M. Gottstein par ailleurs défendu la décision communiquée fin août de supprimer jusqu’à 500 postes et de réduire le réseau des filiales. On ne peut plus se permettre d’exploiter des filiales qui sont de moins en moins utilisées, selon lui.

A propos du regroupement de la Neue Aargauer Bank (NAB) avec Credit Suisse en Argovie, le patron a indiqué que d’autres alternatives avaient été étudiées, y compris une vente ou une mise en Bourse. «Mais je ne vendrais jamais une perle sous sa valeur comptable et cela aurait été le cas», a-t-il précisé.

Enfin, M. Gottstein n’a pas totalement exclu un retour de la banque dans la banque privée aux Etats-Unis, secteur dont elle s’était retiré en 2015 suite à des désaccords avec le Département de justice américain. Il n’y a actuellement aucun plan à ce sujet, mais, à moyen ou long terme il faudra examiner la question.

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