BC d’Obwald: la crise pèse nettement sur la rentabilité

AWP

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Le bénéfice net chute d’un peu moins de 12% au premier semestre. Malgré cela, la banque se considère comme «bien capitalisée et très stable».

La Banque cantonale d’Obwald (OKB) a été durement touchée par la crise pandémique au premier semestre 2020. L’effondrement du marché boursier en mars a eu un impact massif sur ses propres titres dans le portefeuille de négoce.

Le résultat d’exploitation a dévissé de 46%, à 8,23 millions de francs, alors que le bénéfice net a chuté d’un peu moins de 12%, à 6,88 millions de francs.

La banque a annoncé mardi qu’elle n’avait pas été en mesure de compenser la baisse de ses propres titres en milieu d’année, notamment par rapport au résultat record de 2019. C’est ce que montre le résultat négatif de l’évaluation. La dégringolade des cours boursiers a également généré des pertes comptables sur les propres investissements financiers de la banque.

Le produit du négoce est tombé en territoire négatif à -1,47 millions de francs, contre +5,10 millions l’année précédente. Les revenus bruts des opérations sur les taux ont en revanche progressé de 6,5%, à 24,6 millions de francs.

La banque de Suisse centrale invoque la gestion active de la limite d’exemption des taux d’intérêt négatifs à la BNS. Avec la pandémie qui a entraîné la création de corrections de valeur supplémentaires sur les prêts aux clients, le bénéfice net s’est malgré tout contracté de 2,1%.

Les revenus tirés des commissions et des services sont quant à eux tombés de 7,2%, à 3,99 millions de francs. Au total, le revenu brut a ainsi fondu de près de 22%, à 26,7 millions de francs.

Les coûts ont également été quelque peu réduits, mais seulement de 0,7%, à 16,1 millions. Le ratio coûts/revenus s’est donc fortement détérioré au cours du premier semestre, passant de 47,7% à 60,5% par comparaison avec la même période en 2019.

Bien dotée financièrement

Au niveau du bilan, le total des actifs a augmenté de 7,7% pour s’établir 5,62 milliards. Les prêts à la clientèle se sont accrus de 3,2% pour atteindre 3,74 milliards.

Les trois quarts de cette croissance sont imputables aux prêts hypothécaires, le reste étant lié à des crédits à la clientèle, soit plus de 250 prêts pour cause de COVID-19, atteignant un volume total de 46,6 millions de francs. Les «dépôts effectifs des clients» ont crû de 4,0% au cours des six premiers mois, pour se fixer 3,1 milliards.

Avec des fonds propres de l’ordre de 479,4 millions de francs (soit 8,53% du total des actifs) à mi-2020, la banque se considère comme «bien capitalisée et très stable».

Elle estime avoir des opportunités de croissance pour le second semestre. Mais en raison des incertitudes actuelles elle anticipe un résultat annuel inférieur à celui de l’année précédente pour l’ensemble de l’exercice 2020.

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