Votation fédérale: forte approbation du paquet fiscal lié à l’AVS

AWP

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Si les Suisses s’étaient prononcés début avril sur les objets soumis au vote le 19 mai, ils auraient approuvé le paquet fiscal lié à l’AVS avec 62% de oui contre 30% de non.

Si les Suisses s’étaient prononcés début avril sur les objets soumis au vote le 19 mai, ils auraient approuvé le paquet fiscal lié à l’AVS avec 62% de oui contre 30% de non. Le sort de la réforme de la loi sur les armes est plus indécis (53% de oui contre 46% de non).

Tous les partis approuvent la réforme fiscale et le financement de l’AVS (RFFA), selon le premier sondage Tamedia publié vendredi. Les plus partisans sont les électeurs du PDC (71%), le moins enthousiastes ceux de l’UDC (51%).

De même, toutes les catégories d’âge glisseraient majoritairement un oui dans les urnes. L’approbation va de pair avec l’augmentation de l’âge des sondés. Les 18-34 ans disent oui à 57%. A l’autre bout du spectre, 71% des sondés de plus de 65 ans approuveraient l’objet. Le soutien est plus marqué en Suisse romande et au Tessin (tous deux 69% de oui) qu’en Suisse allemande (61% de oui).

Deux arguments sont jugés particulièrement percutants par les partisans de la réforme. D’une part, le projet de loi consolide l’AVS et contribue de manière substantielle à la protection des rentes (36%). D’autre part, ce paquet soumis aux urnes est considéré comme un compromis typique de la Suisse qui résout deux problèmes urgents à la fois.

Du côté des opposants, un contre-argument se détache. Comme les deux thèmes sont jugés sans rapport entre eux, leur association est considérée comme antidémocratique.

UDC seule contre tous

Seuls les électeurs de l’UDC s’opposent à la réforme de la loi sur les armes. Ils sont même 80% à dire non, un chiffre en complète opposition avec ceux des autres partis. Le taux d’approbation atteint 83% chez les Verts, 82% au PS, 57% au PLR, 56% au PBD et 53% au PDC.

Contrairement au projet fiscal et AVS, la réforme de la loi sur les armes laisse apparaître un clivage homme/femme. Les hommes refusent la réforme avec 54% de non (45% de oui), les femmes l’approuvent avec 62% de oui (37% de non).

Seuls les sondés âgés de plus de 50 ans se disent convaincus par la réforme soumise aux urnes. Les 18-34 ans s’y opposent (57% de non), tout comme les 35-49 ans (51% de non). Enfin, les trois régions linguistiques approuvent l’objet avec un oui oscillant entre 52% et 55%.

Deux arguments en faveur de la réforme font particulièrement mouche. En votant oui, la sécurité sera renforcée en Suisse. La révision garantit également le maintien de l’accord Schengen/Dublin.

A l’inverse, trois contre-arguments inspirent les opposants. Cette réforme n’est d’aucune utilité pour lutter contre la criminalité et le terrorisme. La Suisse n’a pas à effectuer une reprise dynamique du droit européen. Enfin, cette réforme est vue comme un premier pas en vue de désarmer la population.

Plus de 14’700 personnes ont été sondées entre le 1er et le 2 avril. La marge d’erreur de 1,4%.