Analyse des flux sur les ETF Périmètre Europe et Monde

Marco Strohmeier, Amundi Asset Management

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Malgré un léger ralentissement au mois de mars la collecte sur le marché européen des ETF a été largement positive au premier trimestre 2019.

Vue du trimestre: malgré un léger ralentissement au mois de mars la collecte sur le marché européen des ETF a été largement positive au premier trimestre 2019. Elle atteint 25 milliards d’euros, essentiellement portée par les produits de taux qui représentent plus des deux tiers de ces nouveaux flux.

Du côté des actions ce sont les expositions globales qui arrivent en tête, avec 7 milliards d’euros de collecte, suivies par les pays émergents. A l’autre extrémité du spectre on retrouve l’Europe, qui a subi des sorties s’élevant à près de 5 milliards d’euros sur le trimestre.

Du côté des obligations, qui représentent donc les 2/3 de la collecte, la répartition est à peu près équitable entre dette d’état (+8,5 milliards d’euros) et dette d’entreprise (+7,5 milliards).

Actions

Sur le mois de mars l'Europe achète des actions mondiales et vend des actions de la zone euro.

  • Au niveau des pays, la France et l’Allemagne ont été victimes des flux négatifs et à l'inverse l’Angleterre a bénéficié de son coté de près de 410 millions d’euros de souscriptions.
  • Du coté des secteurs le biais est résolument défensif puisque que c’est la consommation non cyclique qui arrive en tête, alors que les financières ferment la marche.
  • Même constat pour le smart beta : on observe des flux positifs sur les facteurs défensifs (qualité et haut dividende) et des flux négatifs sur les valeurs taille et multi-facteurs.
  • L’engouement pour l’ISR ne tarit pas puisqu’on observe près de 200 millions d’euros de flux sur le mois de mars sur les ETF de la catégorie.
Obligations
  • Côté dette d’état ce sont principalement les pays émergents qui continuent d’avoir les faveurs des investisseurs avec 1,5 milliard d’euros, suivi par les Etats-Unis, ce mois-ci.
  • Côté corporate c’est cette fois-ci la zone euro qui tire son épingle du jeu, avec 2,3 milliards d’euros de collecte sur le crédit et près de 200 millions d’euros sur les obligations à haut rendement.