USA: superpuissance économique et financière - Week Ahead de Allianz GI

Hans-Jörg Naumer, Allianz Global Investors

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Dans quelle mesure la Chine revendiquera-t-elle le statut de superpuissance si les équilibres de pouvoir mondiaux changent?

La récente visite du président Trump en Europe a déclenché une avalanche de commentaires dans la presse. Un changement fondamental de la politique commerciale mondiale est-il à l'ordre du jour? Les États-Unis abandonneront-ils complètement leur rôle de «Global policeman»? L'Europe ne peut-elle plus compter sur son allié traditionnel? Et dans quelle mesure la Chine revendiquera-t-elle le statut de superpuissance si les équilibres de pouvoir mondiaux changent? À long terme, ces problèmes stratégiques majeurs affecteront non seulement la politique, mais aussi l'économie et les marchés financiers.

À l'heure actuelle, toutefois, les États-Unis demeurent clairement une superpuissance dans deux domaines qui intéressent le plus les investisseurs à court terme: la croissance économique et la croissance des bénéfices. Alors que la dynamique de croissance s'est nettement ralentie dans le monde, notamment en Europe et au Japon, au cours du premier semestre (à partir de niveaux parfois très élevés), les données américaines ont remarquablement résisté. Notre liste de contrôle des signaux de récession indique que presque toutes les lumières sont vertes. Et la situation est similaire pour les estimations de bénéfices pour les 12 prochains mois: les entreprises américaines (S&P 500) devraient connaître une croissance des bénéfices de près de 15%, tandis que leurs homologues européens (EuroStoxx) et japonais (Nikkei) devront probablement se contenter de 9% et 5%, respectivement.

Les estimations des analystes sont encore plus élevées pour le deuxième trimestre et les trimestres suivants. Si ces estimations sont presque toujours trop optimistes, elles donnent néanmoins un aperçu des différentes voies de la croissance. La saison de déclaration américaine a bien commencé.

La politique budgétaire est un facteur important qui soutient la forte croissance aux États-Unis. Surtout, l'allégement fiscal pour les entreprises et les consommateurs aide. Une partie du «second vent» du cycle est clairement empruntée. Outre le risque d'un conflit commercial, deux développements aux États-Unis suscitent des inquiétudes:

  • l'aplatissement de la courbe des taux.
  • le revenu des ménages en termes réels: les hausses salariales pourraient être fortement érodées par une inflation plus élevée (par exemple, une hausse continue du prix de l'essence).
La semaine à venir

Au cours de la semaine à venir, de nombreuses données seront au centre des débats, par exemple les PMI préliminaires de juillet (mardi), l'indice allemand ifo (mercredi) ou la confiance des consommateurs dans la zone euro (lundi) et américaine (Enquête de l'Université du Michigan, vendredi). La question clé est la suivante: les dirigeants et les consommateurs sont-ils impressionnés par la rhétorique commerciale de plus en plus forte et, dans l'affirmative, dans quelle mesure? Plusieurs données économiques sont également attendues, à savoir la première estimation de la croissance du PIB américain au deuxième trimestre (vendredi) et les bénéfices des entreprises chinoises en juin (également vendredi). En ce qui concerne la politique monétaire, la réunion de la BCE jeudi est certainement l'événement le plus important, même s'il est peu probable qu'elle apporte beaucoup de nouvelles après les annonces faites lors de la dernière réunion.

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