Recul des IPO au deuxième trimestre mais maintien des montants

AWP

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Le nombre d’entrées en Bourse a ainsi baissé de 14% par rapport au deuxième trimestre 2018 tandis que les fonds levés se sont maintenus, selon une étude du cabinet PwC.

Le nombre d’introductions en Bourse (IPO) a baissé au deuxième trimestre 2019 alors que les montants levés sont restés globalement similaires avec ceux de la même période l’an passé, selon une étude du cabinet PwC publiée lundi.

Le nombre d’entrées en Bourse a ainsi baissé de 14% par rapport au deuxième trimestre 2018 tandis que les fonds levés se sont maintenus.

Au total, 280 opérations ont permis de lever 62,6 milliards de dollars, contre 325 IPO pour 62,2 milliards de dollars l’an dernier.

Sur l’ensemble du premier semestre 2019, «le continent américain prend la première place en termes de valeur» (53% des fonds levés, soit 43,4 milliards de dollars pour 128 opérations au total), «tandis que l’Asie-Pacifique domine en nombre de transactions» (58% des transactions, soit 265 opérations), précise l’étude PwC.

La région dite Emea (Europe, Afrique et Moyen Orient) «est à la traîne, avec 19% (15,3 milliards de dollars) des fonds levés par IPO» et «14% (63 opérations) du nombre de transactions» sur le semestre, selon le document.

Les deux introductions en Bourse les plus importantes dans la région Emea au deuxième trimestre ont été réalisées par des organismes de paiement, Nexi à la Bourse de Milan (2,3 milliards de dollars levés) et Network International à la Bourse de Londres (1,6 milliard de dollars levés).

«Les trois économies régionales» européennes (Italie, Royaume-Uni et Allemagne) «disposent chacune d’un solide portefeuille de candidats à l’IPO qui pourrait faire grimper les niveaux d’activité au second semestre 2019», anticipe PwC.

En France, «de belles sociétés préparent leur IPO sur Euronext à Paris pour le second semestre 2019», a expliqué Philippe Kubisa, associé spécialiste des marchés de capitaux à PwC, cité dans le communiqué.

Le cabinet de conseil et d’audit estime toutefois que «plusieurs risques sont susceptibles de perturber le marché, notamment une nouvelle étape dans la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, l’intensification du conflit entre les États-Unis et l’Iran, et un Brexit sans accord».