Le LSE résiste à un début d’année difficile pour les actions

AWP

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Le chiffre d’affaires de l’opérateur boursier a progressé de 5% à 546 millions de livres (635 millions d’euros) au cours du premier trimestre.

Le groupe boursier britannique London Stock Exchange (LSE) a résisté en début d’année à une baisse des volumes d’échanges sur les marchés actions, profitant d’une solide activité dans la compensation et l’information financière.

Son chiffre d’affaires total a progressé de 5% à 546 millions de livres (635 millions d’euros) au cours du premier trimestre, a annoncé mercredi dans un communiqué l’opérateur, connu pour être propriétaire des Bourses de Londres et Milan.

Le groupe s’en sort bien alors même que les investisseurs se sont quelque peu détournés des places financières.

Les principaux indices boursiers s’affichent pourtant en hausse depuis le 1er janvier, mais cet optimisme s’accompagne d’une faible volatilité qui réduit les volumes échangés et donc les commissions perçus par les places boursières.

Le flou entourant les conditions du Brexit et le ralentissement économique mondiale ont pu également faire douter les marchés.

L’activité dite de marché de capitaux a vu ses ventes reculer de 9%, avec une chute de 18% dans les échanges d’actions. Le chiffre d’affaires des introductions en Bourse a quant à lui très légèrement diminué.

«Alors que l’activité des marchés actions a ralenti en raison des incertitudes macroéconomiques, nous avons constaté une amélioration de l’environnement pour les introductions en Bourse au deuxième trimestre» en cours, signale David Schwimmer, directeur général du LSE.

Au premier trimestre, le LSE a surtout profité du dynamisme du secteur de la compensation et des informations financières, deux priorités pour le groupe et qui représentent les trois quarts de ses ventes.

Dans l’information financière, les ventes ont grimpé de 6%, profitant d’une nette progression de la gamme d’indices Russell.

Pour ce qui est de la chambre de compensation LCH, activité qui assure la sécurité et la bonne exécution des échanges sur les marchés, le chiffre d’affaires a bondi de 14%. Le LSE a bénéficié d’un nouvel accord passé avec des banques pour son service SwapClear qui compense des produits échangés de gré à gré.

Le groupe ne dit rien par ailleurs de ses perspectives pour l’ensemble de l’exercice.

En publiant en mars ses résultats pour 2018, il avait prévenu vouloir donner la priorité à l’investissement et gagner en efficacité, au prix de suppressions d’emplois.

Il avait par conséquent été contraint de renoncer à l’objectif énoncé en 2017 de faire progresser la marge brute d’exploitation à 55% en 2019.