Le regain de volatilité a boosté le LSE de plus de 10%

AWP

1 minutes de lecture

Le chiffre d’affaires de l’opérateur boursier a progressé de 13% à 520 millions de livres au premier trimestre.

Le groupe boursier britannique London Stock Exchange (LSE) a publié mardi un chiffre d’affaires en nette hausse au premier trimestre, sur fond de plus grande volatilité sur les marchés.

Le chiffre d’affaires a progressé de 13% à 520 millions de livres (593 millions d’euros) entre janvier et mars, a annoncé dans un communiqué le LSE, propriétaire de la Bourse de Londres et de Milan.

La croissance à données comparables, c’est-à-dire à périmètre constant et hors effet de change, a été également de 13%, signe que l’évolution de la livre n’a plus d’impact sur l’activité.

La baisse de la devise, qui a récemment repris de la vigueur, avait dopé l’an dernier les comptes du groupe en augmentant mécaniquement la valeur des résultats réalisés dans d’autres devises une fois convertis en livre.

«Nos principales activités se sont bien comportées, avec une solide croissance de FTSE Russell, LCH et l’activité de marchés de capitaux», relève David Warren, directeur général par intérim depuis le départ en novembre dernier du Français Xavier Rolet.

Les principales places financières, qui avaient bien démarré l’année, ont par la suite piqué du nez durant le premier trimestre, à l’image de la Bourse de Londres. La hausse de la volatilité se traduit par une hausse des volumes d’échanges de produits financiers, ce qui est bénéfique aux opérateurs boursiers.

Sa branche d’information financière, la plus importante du LSE et qui regroupe la gamme d’indices FTSE Russell, a vu son chiffre d’affaires grimper de 16%.

Dans la compensation, activité qui garantit la réalisation des échanges sur les marchés, l’activité a progressé de 12%, grâce à sa filiale LCH et à l’essor des produits échangés de gré à gré.

L’activité de marchés de capitaux (introduction en Bourse, commissions boursières, etc) a grimpé de 14%, tandis que les services technologiques ont eux reculé de 37% en raison de cessions.

Le groupe publie ses chiffres d’activité un peu plus de dix jours après avoir annoncé le nom de son nouveau directeur général, qui prendra ses fonctions le 1er août prochain.

Il s’agit du banquier David Schwimmer, qui a passé l’essentiel de sa carrière au sein de l’américain Goldman Sachs et qui aura la lourde tâche de succéder à Xavier Rolet. Ce dernier, malgré l’échec de la fusion avec l’allemand Deutsche Börse, a fait du LSE l’un des poids lourds mondiaux du secteur durant ses plus de huit ans passés à la tête du groupe.