Brexit: la livre recule alors que les débats sont dans l’impasse

AWP

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Peu après midi, la livre perdait 0,63% et 0,45% face à l’euro et au dollar, à respectivement 89,81 pence pour un euro et à 1,2238 dollar.

La livre sterling baissait assez nettement face à l’euro et au dollar mardi, alors qu’un accord sur le Brexit s’annonce «extrêmement improbable» après un entretien téléphonique entre la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Vers 10H10 GMT (12H10 à Paris), la livre perdait 0,63% et 0,45% face à l’euro et au dollar, à respectivement 89,81 pence pour un euro et à 1,2238 dollar.

«La dernière lueur d’espoir a disparu ce matin après qu’un appel entre le Premier ministre et la chancelière allemande Merkel a laissé le processus dans une impasse», a souligné Neil Wilson, analyste pour Markets.com.

Angela Merkel a averti mardi Boris Johnson qu’un accord sur le Brexit s’annonçait «extrêmement improbable» faute de nouvelle proposition de Londres sur l’Irlande.

Plus tôt dans la journée, une source du 10, Downing Street, citée par le magazine conservateur The Spectator, a déclaré que «les négociations vont probablement se terminer cette semaine».

«Nous indiquerons aussi clairement que ce gouvernement ne continuera pas à négocier, tout report serait donc totalement inutile», a-t-elle ajouté.

La perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord est le scénario cauchemar pour les milieux d’affaires et la livre a donc tendance à se déprécier dès que la probabilité d’une telle hypothèse s’accroit.

Arrivé au pouvoir fin juillet, Boris Johnson s’est engagé à sortir le Royaume-Uni de l’UE à tout prix le 31 octobre, après deux précédents reports, malgré une loi le contraignant à demander un délai si aucun accord n’est trouvé d’ici au 19 octobre, juste après un sommet européen présenté comme celui de la dernière chance.

Les spéculations vont bon train au Royaume-Uni sur la volonté du dirigeant de contourner le texte de loi, qu’il s’est pourtant engagé à respecter, en exploitant une éventuelle faille ou en demandant à un Etat membre de l’UE d’opposer son veto à un report.

Les pertes restaient cependant modérées, à comparer avec celles enregistrées début septembre. La devise britannique était tombée face au dollar à un plus bas depuis octobre 2016, lorsqu’un crash éclair avait envoyé la devise britannique à un niveau plus vu depuis 1985.

«Après plus de trois ans, on ne sait toujours pas quel sera le résultat du processus du Brexit», a commenté Ricardo Evangelista, analyste pour ActivTrades.