Allemagne: baisse des commandes industrielles en décembre

AWP

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Les commandes passées à l’industrie allemande ont reculé de 2,1% sur un mois en décembre avec une chute de 13,9% des commandes en provenance de la zone euro.

Les commandes passées à l’industrie allemande ont reculé de 2,1% sur un mois en décembre avec une chute de 13,9% des commandes en provenance de la zone euro, selon les chiffres publiées jeudi par l’Office fédéral des statistiques Destatis.

Cet indicateur, qui donne un avant-goût de l’activité manufacturière, se révèle pire qu’attendu par les analystes, qui tablaient sur une hausse de 0,6% selon Factset.

La valeur pour novembre a été corrigée à la hausse de 0,5 point, à -0,8%.

Hors gros contrats, comme les avions, les commandes de décembre sont en baisse de 1,3%, précise Destatis, dans un contexte de ralentissement économique précipité par les tensions commerciales et l’incertitude du Brexit.

Sur un an, les commandes ont chuté de 8,7% en décembre et de 6% en novembre.

«La perspective pour la conjoncture industrielle reste modérée», indique le ministère de l’Economie dans un communiqué.

Sur un mois, la demande intérieure a augmenté (+1,4%) tandis que les commandes en provenance de l’étranger ont baissé (-4,5%) malgré une augmentation de 2,1% pour les pays hors zone euro.

Les commandes de produits semi-finis ont crû de 1,4% contre une baisse de 3,8% pour les biens de consommation.

Les commandes de biens d’équipement ont également reculé (-3,9%).

Les données de décembre «concluent une année horrible pour l’industrie allemande», note Oliver Rakau, de Oxford Economics.

«La baisse est un revers» après «des signes de reprise» selon Jens-Oliver Niklasch, de LBBW. «Et pour janvier s’ajoute le sujet du coronavirus.»

Carsten Brzeski, économiste chez ING, évoque de son côté la «suite de le cauchemar industriel».

«Au lieu d’un changement de tendance, la pénurie de commandes et le marasme industriel s’aggrave», écrit-il dans une note.

Pour la suite, «peu importe la propagation du virus en Europe, l’impact sur l’économie chinoise sera suffisant pour se répercuter sur l’industrie allemande et retarder tout rebond», explique M. Brzeski.