La chronique des marchés de Vontobel au 6 septembre

Jean Frédéric Nussbaumer, Vontobel

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Nasdaq +1,8%, SPX +1,3%, Dow +1,4%, Russell +1,8%, SOX +3,07%, Eurostoxx +0,98%, SMI +0,89%.

Wall-Street progresse nettement après l’annonce d’une reprise des négociations commerciales, prévue en octobre, entre les Etats-Unis et la Chine. L’information redonne le goût du risque aux investisseurs et fait reculer les valeurs refuge que sont les obligations, l’or et certaines devises de référence (yen, franc suisse). L’indice S&P500 (SPX) parvient à gagner plus de 1% pour la seconde journée consécutive, ce qui ne s’était produit qu’une seule fois cette année. Les trois principaux indices (S&P500, Dow Jones et Nasdaq) récupèrent tous leur moyenne mobile à 50 jours et il est encourageant de constater que le marché digère sans problème la coquette somme de 2,2 milliards de dollars d’actions présentée à la vente à la cloche du NYSE (New York Stock Exchange). On recherche donc le risque à nouveau et l’indice Russell2000, revient au-dessus des 1500 points, les intervenants achètent donc également des entreprises de plus petite taille. La volatilité se ratatine, l’indice VIX en recul de 6% à 16.27 et les volumes d’échanges sont soutenus. Les obligations font l’objet de prises de bénéfices, le rendement de l’emprunt US à 10 ans remontant à 1,57%. Le dollar est délaissé, l’indice Dollar Index DXY à 98,33 et la paire euro/dollar à 10,1042. On peut qualifier la séance d’hier comme très bonne pour les bulls (taureaux, haussiers).

Et le spectacle continue, les marchés attendent de pied ferme les propos du président de la Fed Jerome Powell, qui participera aujourd’hui à un débat sur la politique monétaire à Zurich. Les chiffres de l’emploi en août aux Etats-Unis, publiés eux aussi ce jour, seront décortiqués.

La veille, les marchés boursiers mondiaux avaient déjà grimpé sur fond d’amélioration de l’environnement international, à Hong Kong (où la loi d’extradition vers la Chine a été retirée), au Royaume-Uni (où le risque de Brexit dur s’éloigne) et en Italie, où le nouveau gouvernement de Giuseppe Conte, plus pro-européen que le précédent, a été intronisé ce jeudi.

Hier matin, le signal haussier est venu de Chine, dont le ministère du Commerce a annoncé que de nouvelles discussions commerciales sont désormais officiellement programmées début octobre à Washington. Les marchés reprennent donc espoir quant à un possible compromis entre les deux superpuissances, qui se livrent depuis un an et demi à un combat sans merci par prélèvements douaniers interposés.

Au menu du jour, la production industrielle allemande et la balance commerciale française précéderont la dernière estimation du PIB et de l’emploi dans la zone euro (11h00). Aux États-Unis, ce sont les statistiques mensuelles sur l’emploi qui monopoliseront l’attention en début d’après-midi (14h30), mais tous les regards se tourneront vers une allocution du patron de la Fed, Jerome Powell, à 18h30, pour tenter d’y déceler les intentions de la banque centrale en matière d’évolution des taux d’intérêt.

Cette nuit et ce matin en Asie, les indices traitent majoritairement dans le vert, Tokyo progressant de 0,54% à la cloche. Hong-Kong grappille 0,27% alors que Shanghai traite à l’équilibre. Les marchés européens ouvrent en territoire neutre alors que le future SPX progresse de 6 points.

Nissan n’envisagerait pas de se séparer de son CEO, Hiroto Saikawa, malgré sa mise en cause pour ses trop-perçus de salaire, selon des informateurs de Reuters. Exxon Mobil a bouclé la vente de 4 milliards de dollars d’actifs en Norvège. Enel a mis en vente ses actifs roumains, qui pourraient valoir 1 milliards d’euros. Les chaînes pharmaceutiques américaines Walgreens Boots et CVS Health ont demandé à leurs clients de cesser de venir faire leurs emplettes avec des armes à feu. Lululemon relève ses prévisions, Meredith déçoit. Airbnb récupérerait 6 à 12% des recettes de l’hôtellerie suisse. Givaudan a finalisé le rachat de Drom dans des conditions qui n’ont pas été communiquées.