Bonds: retour du taux français à dix ans en territoire positif

AWP

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Peu avant 16h, le taux d’emprunt à dix ans de la France évoluait à 0,020%, contre -0,043% mercredi à la clôture.

Le taux d’emprunt français à dix ans, passé sous le seuil de zéro pour la première fois de son histoire à la mi-juin, est repassé jeudi en territoire positif, à la faveur d’un recul de l’aversion au risque après l’annonce de la levée des tarifs douaniers sino-américains.

Vers 15H50 (14H50 GMT), le taux d’emprunt à dix ans de la France évoluait à 0,020%, contre -0,043% mercredi à la clôture du marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise.

Le rendement obligataire de la France à échéance dix ans est passé sous le seuil de zéro pour la première fois de son histoire le 18 juin, après des propos accommodants de Mario Draghi, l’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE).

Il évoluait en territoire négatif depuis, à l’exception d’une incursion furtive dans le vert en juillet.

Ce passage en territoire positif «est symbolique pour l’instant», surtout que les taux d’emprunt à dix ans d’autres pays européens restent dans le rouge, à commencer par celui de l’Allemagne, le «Bund», qui fait référence, a estimé auprès de l’AFP François Raynaud, gérant allocation d’actifs et dettes souveraines chez Edmond de Rothschild AM.

L’ensemble des taux d’emprunt européens, orientés à la hausse depuis début octobre, ont nettement accéléré leur ascension jeudi dans le sillage de l’annonce par la Chine d’un accord avec les Etats-Unis sur une levée «par étapes» de leurs droits de douane punitifs mutuels.

Ce nouveau développement intervient au moment où Pékin et Washington s’efforcent de finaliser un accord partiel sur leur différend commercial.

La perspective d’une résolution, même limitée, de ce conflit commercial soutient les marchés actions depuis fin octobre et a parallèlement contribué à une remontée des rendements obligataires, les investisseurs se détournant de ces actifs refuges en faveur de placements plus risqués.

«Nous pensons qu’il y a encore de la marge pour un peu de remontée des taux dans la mesure où les nuages sur la géopolitique s’éloignent et les nouvelles macroéconomiques sont meilleures que ce qui était craint, ce qui pourrait donner lieu à une fin d’année plutôt classique avec un meilleur appétit pour le risque», a conclu M. Raynaud.