Bonds: la dette italienne devrait encore augmenter en 2020 et 2021

AWP

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La dette publique italienne, à 134,8% en 2018, devrait progresser à 136,2% du PIB en 2019, puis à 136,8% en 2020 et à 137,4% en 2021.

La dette publique italienne, déjà colossale, devrait encore augmenter en 2020 et 2021, selon les prévisions d’automne diffusées jeudi par la Commission européenne, contrairement aux anticipations de Rome, qui table sur une baisse.

«Le déficit et la dette publique italienne devraient continuer à augmenter ces prochaines années en raison d’une croissance faible et des coûts de plus en plus élevés de mesures passées», commente la Commission dans son rapport.

Deuxième (en ratio) plus élevée de la zone euro derrière la Grèce, la dette publique italienne, à 134,8% en 2018, devrait progresser à 136,2% du PIB en 2019, puis à 136,8% en 2020 et à 137,4% en 2021, écrit la Commission européenne.

Ces prévisions diffèrent de celle du gouvernement italien: il table certes sur une hausse en 2019 à 135,7%, mais après une petite baisse en 2020: 135,2%, puis de nouveau une diminution à 133,4% en 2021 et 131,4% en 2022.

Côté déficit public, la Commission table sur un chiffre stable en 2019: -2,2% du PIB (après -2,2% en 2018), puis un nouveau creusement à 2,3% en 2020, et à 2,7% en 2021.

Là encore, le gouvernement italien s’attend à de meilleurs chiffres: après un déficit public à 2,2% en 2019 et en 2020, Rome pense qu’il va descendre à 1,8% en 2021 et 1,4% en 2022.

Le 22 octobre, la Commission européenne avait demandé à l’Italie, mais aussi à la France, de clarifier leur projet de budget 2020, les mettant en garde contre des «risques d’écart» avec les règles européennes.

Le gouvernement italien, clairement pro-européen, avait répondu en promettant de poursuivre ses efforts pour assainir ses finances publiques.