Bonds Europe: le marché reprend son souffle après des séances tendues

AWP

1 minutes de lecture

Le taux d’emprunt à dix ans de l’Allemagne a reculé à -0,338% contre -0,312% mardi à la clôture.

Le marché de la dette s’est un peu détendu mercredi, reprenant son souffle après plusieurs séances de tension où les investisseurs, plus optimistes en matière commerciale, s’étaient éloignés de ces actifs refuge.

«Il n’y a pas eu de gros mouvements aujourd’hui. Le marché s’est offert une respiration après une phase de tension liée au dégonflement de plusieurs risques politiques», que ce soit le Brexit ou la guerre commerciale, a observé auprès de l’AFP François Raynaud, gérant allocation d’actifs et dettes souveraines chez Edmond de Rothschild AM.

«Les achats effectifs d’actifs par la Banque centrale européenne qui ont commencé le 1er novembre viennent également tempérer un peu les tensions récentes», a complété le spécialiste.

«En outre, a-t-il poursuivi, les risques politiques ne sont pas totalement écartés. Au Royaume-Uni avec les élections programmées le 12 décembre, ils restent des inconnues, car si aucune majorité ne se dégage, le pays risque de rester sans solution» pour son divorce avec l’Union européenne.

Du côté des négociations commerciales, là aussi, «même s’il y a des déclarations positives, rien n’est encore acté», a souligné l’expert.

Les négociations d’un accord partiel dit de «phase 1» ont «fait énormément de progrès, mais ne sont pas bouclées», a déclaré vendredi soir Larry Kudlow, le principal conseiller économique de Donald Trump, à des reporters à la Maison-Blanche. Depuis ces déclarations, auxquelles sont venus s’ajouter des signaux positifs de la Chine, les marchés sont pleins d’espoirs et d’enthousiasme.

A 18H00 (17H00 GMT), le taux d’emprunt à dix ans de l’Allemagne (Bund) a reculé à -0,338% contre -0,312% mardi à la clôture du marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise.

Celui de la France a connu un destin similaire à -0,043% contre -0,017%, à l’instar de celui de l’Espagne, à 0,286% contre 0,322%, celui de l’Italie faisant du surplace à 1% contre 1,026%.

Au Royaume-Uni, le rendement à dix ans s’est détendu de façon plus importante à 0,711% contre 0,772% la veille qui constituait un plus haut depuis juillet.

Aux États-Unis, le taux à dix ans baissait aussi à 1,827% contre 1,858%, tout comme celui à 30 ans, à 2,305% contre 2,338%. Le taux à deux ans s’affichait pour sa part à 1,605% contre 1,625%.