Mediobanca: le résultat recule sans décevoir

AWP

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Le bénéfice net de la banque d’affaires dirigée par Alberto Nagel fléchit de 16,9% à 205,1 millions d’euros au 2e trimestre mais les analystes s’attendaient à pire.

La banque d’affaires italienne Mediobanca a annoncé jeudi avoir enregistré au deuxième trimestre de son exercice 2018/19 une baisse de 16,9% de son bénéfice net à 205,1 millions d’euros, un résultat néanmoins supérieur aux attentes.

Selon le fournisseur d’informations financières Factset, les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice de 189 millions d’euros, pour ce trimestre clos fin décembre.

Les revenus de la banque ont légèrement augmenté à 638,9 millions d’euros avec toutes les composantes en hausse.

Après la publication de ces résultats, vers 13H00 GMT, le titre Mediobanca était en hausse de 0,21% à 7,76 euros à la Bourse de Milan, dans un marché en baisse de 1,66%.

«Mediobanca réalise le meilleur semestre de son histoire en termes de revenus en dépit de la volatilité des marchés», a souligné la banque d’affaires, qui a vu ses revenus augmenter de 9% au cours du semestre, à 1,27 milliard d’euros.

Son ratio de fonds propres durs (CET1), indice très suivi par les analystes car il mesure la capacité à faire face à une crise, atteint 13,9% fin décembre, contre 14,2% fin septembre, en légère baisse mais qui reste à un niveau extrêmement élevé.

Mediobanca est la principale banque d’affaires italienne et le premier actionnaire de l’assureur Generali, avec une participation autour de 13%. Mais la banque entend céder 3% de sa participation, quand le marché permettra de valoriser au mieux cette opération.

Le français Vincent Bolloré a décidé de quitter le pacte d’actionnaires de Mediobanca depuis le 1er janvier, ce qui a entraîné sa dissolution, mais il conserve sa participation de 7,9%.

Mediobanca participe à toutes les grandes opérations financières en Italie: augmentations de capital, introductions en Bourse...

Elle a engagé une forte transformation ces dernières années, en mettant l’accent sur ses activités de gestion de fortune et sur son expansion à l’étranger.

Elle comptait jusqu’à récemment des participations dans nombre d’entreprises importantes, mais s’en est délestée ces dernières années afin d’opérer ce redéploiement.