Citigroup affiche des résultats mitigés

AWP

1 minutes de lecture

Le bénéfice net progresse de 1,9% à 4,71 milliards de dollars au premier trimestre alors que les revenus se tassent.

La banque américaine Citigroup a annoncé lundi des résultats contrastés au premier trimestre, marqués par une légère hausse de son bénéfice net due à des économies et une baisse de ses impôts, mais aussi par un recul de son chiffre d’affaires.

Le bénéfice net a augmenté de 1,9% à 4,71 milliards de dollars, ce qui s’est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 1,87 dollar contre 1,80 dollar attendu en moyenne par les analystes financiers.

Le chiffre d’affaires a pour sa part diminué de 1,6% à 18,58 milliards de dollars, ressortant ainsi en dessous des 18,63 milliards escomptés par les analystes financiers.

Ce tableau contrasté faisait hésiter le titre dans les échanges électroniques à Wall Street. Il gagnait 0,79% vers 12H50 GMT.

La troisième banque américaine par actifs, qui est sous la pression d’un fonds activiste, Calue Capital, explique la hausse de son bénéfice par une réduction de 3% de ses coûts et un taux d’imposition passé de 24% à 21% en un an.

Si Citigroup affirme que l’activité de banque de détail (prêts aux particuliers et aux entreprises et dépôts) montre des «signaux positifs» en Amérique du Nord, son portefeuille de crédits n’a augmenté que de 3% au premier trimestre et les dépôts que de 5%.

Sa principale marge bénéficiaire, soit la différence entre ce qu’elle gagne en prêtant de l’argent et verse aux épargnants, n’a progressé que de 8 points de base à 2,72%.

Les revenus de la banque de détail (Citibank) n’ont augmenté que de 0,39%, ralentis par l’Asie.

Les recettes générées par le courtage ont elles diminué de 6%, principalement à cause d’une chute de 24% du courtage de produits liés aux titres financiers, alors que les recettes générées par le «trading» des obligations, matières premières et devises ont augmenté de 1%.

Citigroup a procédé récemment à un remaniement de son équipe dirigeante, avec le départ du numéro 2, dans l’espoir d’améliorer sa rentabilité.