Bâloise reprend l’assureur belge Fidea

AWP

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Avec le rachat de Fidea, l’assureur rhénan renforce ses parts de marché en Belgique à 8,5% du segment non-vie et 4,2% du segment vie.

L’annonce lundi du rachat de l’assureur belge Fidea par Bâloise à hauteur de 480 millions d’euros a été bien accueillie par les analystes. La transaction doit renforcer les parts de marché en Belgique de l’assureur rhénan de manière significative.

Avec l’acquisition de Fidea - la troisième des dix dernières années pour la Belgique -, l’assureur rhénan voit ses parts de marché augmenter dans le Plat Pays à 8,5% dans le segment non-vie (incendie, accidents, risques divers) et 4,2% dans le segment vie, indique-t-il lundi par voie de communiqué.

La transaction devrait être finalisée au deuxième semestre, sous réserve d’acceptation par les autorités de surveillance et de concurrence compétentes.

Fidea a enregistré un volume de primes de 351,6 millions de francs en 2018 (chiffres provisoires), dont plus des deux tiers proviennent du segment non-vie. Le résultat opérationnel (Ebit) s’est révélé négatif, à -8,6 millions de francs, en raison d’effets non récurrents.

Présente en Belgique sous la marque «Baloise Insurance», l’assureur suisse a réalisé en 2018 un volume d’affaires de 1,72 milliard de francs et un résultat opérationnel (Ebit) de 199 millions de francs.

A l’issue de l’intégration de Fidea, Baloise Insurance (Belgique) comptera environ 1600 employés, dont 360 collaborateurs en provenance de Fidea.

Georg Marti, analyste en assurances à la Banque Cantonale de Zurich (ZKB), évalue positivement l’acquisition de Fidea. «Elle s’inscrit dans la stratégie commerciale de Bâloise, qui prévoit également une croissance externe de moindre envergure sur les marchés cibles (dont la Belgique). L’acquisition de Fidea devrait également ajouter de la valeur.»

Peter Casanova de Julius Baer voit l’acquisition de Fidea d’un bon oeil, bien que le prix lui paraisse élevé.

Chez J.P.Morgan Cazenove, Michael Huttner estime que «compte tenu de la solide expérience de Bâloise en matière d’acquisitions en Belgique, nous estimons que les synergies lui permettant de réaliser un bénéfice net attendu de 35 millions de francs seront pleinement réalisées dans deux ans, c’est-à-dire fin 2021».

L’action de la Bâloise a gagné lundi 1,4% à 173,10 francs, dans un SPI en hausse de 0,74%.