Le profit 2018 de Bâloise s’est contracté plus fortement que prévu

AWP

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La saison des tempêtes hivernales et la restructuration de l’activité en Allemagne laissaient présager une baisse, mais les analystes ne l’attendaient pas dans ces proportions.

L’assureur Bâloise a bouclé l’exercice 2018 sur un recul de 4,6% du bénéfice net à 523,2 millions de francs. La saison des tempêtes hivernales et la restructuration de l’activité en Allemagne laissaient présager une baisse, mais les analystes ne l’attendaient pas dans ces proportions. Le dividende, proposé à la hausse, devrait passer du baume sur cette plaie.

L’exercice 2018 a été marqué notamment par un recul du volume d’affaires pour le groupe rhénan. La baisse est supérieure à 6% à 8,68 milliards de francs.

Dans l’assurance non-vie, activité désignée comme stratégique, les primes ont augmenté de 5,5% à 3,41 milliards. Le ratio combiné, soit le rapport entre les sinistres et les dépenses, a été amélioré de 0,6 point de pourcentage à 91,7%.

Dans l’assurance-vie, les primes brutes ont cédé 4,3% à 3,36 milliards. Bâloise explique ce recul par un ralentissement de la demande dans les activités au Luxembourg, après une période faste de près de dix ans. Par ailleurs, une contraction est également enregistrée dans la gestion d’actifs.

Les fonds propres se sont inscrits à 6,01 milliards de francs, soit une baisse de 6,3%.

Encouragé par de bonnes liquidités (449 millions, +8%), le conseil d’administration propose le versement d’un dividende de 6,00 francs par action, relevé de 40 centimes sur un an. Cet indicateur a dépassé les prévisions du consensus AWP, au même titre que le ratio combiné. Le bénéfice net et les fonds propres ont déçu les attentes.

A fin décembre, Bâloise revendiquait 186’000 nouveaux clients, soit une envolée de 58% sur un an. Au cours des deux dernières années, le groupe a attiré 304’000 nouveaux clients. L’objectif est d’atteindre le million d’ici 2021.

Aucune prévision n’est fournie pour l’exercice 2019.