L’univers d’opportunités sur les marchés obligataires s’élargit grâce au haut niveau des rendements et à la résilience des fondamentaux. Il convient notamment de noter que la combinaison de rendements plus élevés et de conditions de crédit généralement favorables a élargi l’éventail des secteurs capables de générer des revenus attractifs. Bien que la rigueur de sélection reste importante, les revenus contribuent de manière plus significative aux résultats des portefeuilles dans l’ensemble du paysage obligataire.
Pendant une grande partie de la dernière décennie, les investisseurs en obligations ont été confrontés à un dilemme: accepter des revenus plus faibles ou prendre plus de risques en recherchant des rendements plus élevés. Aujourd’hui, cette dynamique est nettement différente.
La hausse des taux d’intérêt a rétabli le revenu comme facteur déterminant des rendements obligataires. Dans de nombreux secteurs, les investisseurs peuvent désormais accéder à des rendements qui auraient semblé attractifs même en période de meilleure croissance économique et d’écarts de crédit plus importants. Ce changement a des implications importantes pour la constitution de portefeuille, d’autant plus que la volatilité persiste sur l’ensemble des marchés.
Ce qui rend l’environnement actuel particulièrement remarquable, c’est l’étendue des opportunités qu’il offre. Le crédit Investment grade continue de bénéficier de fondamentaux d’entreprise sains et d’une forte demande. Le haut rendement offre des revenus élevés soutenus par une amélioration de la qualité globale du marché.
La dette titrisée offre un portage attrayant dans des domaines où la structure et la qualité des garanties sont de plus en plus importantes. Après une période de réévaluation, les obligations municipales offrent désormais un revenu équivalent après impôt plus convaincant, tandis que le crédit privé et la dette des marchés émergents continuent de fournir des sources différenciées de rendement et de diversification.
Rien de tout cela n’élimine le risque. La hausse des taux d’intérêt, les prix de l’énergie, l’incertitude géopolitique et le resserrement des spreads sont des facteurs qui nécessitent le maintien d’une discipline. Pourtant, le point de départ pour les investisseurs obligataires est fondamentalement différent de ce qu’il était il y a seulement quelques mois. Le revenu fait à nouveau le plus gros du travail.
Dans un contexte où il pourrait s’avérer plus difficile de tirer parti des hausses générales du marché, un accent mis sur des flux de revenus durables et des opportunités sélectives sur le marché obligataire peut contribuer à asseoir les portefeuilles sur des bases plus solides.