Les marchés oscillent entre repli de la tech et résultats

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En Europe, Paris et Francfort cèdent tous deux 0,07%, Londres fléchit de 0,06% et Milan grappille 0,04%.

Les marchés boursiers mondiaux reculent mardi, entre le repli du secteur des semi-conducteurs et le coup d’envoi de la saison des résultats, avec les publications mitigées des grandes banques américaines et de LVMH, numéro un du luxe.

Paris et Francfort ont tous deux cédé 0,07%. Londres a perdu 0,06%. Milan a grappillé 0,04%.

A New York, vers 15H50 GMT, le S&P 500 cédait 0,24% et le Dow Jones 0,29%. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 0,34%.

Les entreprises des semi-conducteurs, principaux bénéficiaires des investissements dans l’intelligence artificielle, cèdent du terrain après des «annonces de progrès technologiques faites par la société chinoise CXMT», selon Neil Wilson, stratégiste pour Saxo Markets.

Sur le Nasdaq, vers 13H40 GMT, Micron perdait 5,17%, Broadcom cédait 0,41%, AMD 1,32% et Nvidia 0,80%.

En Europe, à Paris, STMicroelectronics a reculé de 3,85% et Soitec de 5,95%. À Amsterdam, le fabricant de machines pour l’industrie des puces ASML a perdu 4,20%, ASM International 4,20% et BE Semiconductor 1,77%. À Francfort, Infineon a cédé 2,13% et à Milan, Technoprobe 5,10%.

Le champion chinois des puces mémoire, ChangXin Memory Technologies (CXMT), a dit avoir progressé dans la conception d’une puce plus dense, capable de stocker davantage de données sur une même surface. Il compte livrer d’ici la fin de l’année des modules de mémoire pour serveurs utilisant cette technologie, un marché où les deux géants sud-coréens sont aussi présents.

Les «investisseurs se disent que l’avance des entreprises américaines par rapport à la Chine est en train de se réduire. Pour beaucoup, c’est une raison de prendre aujourd’hui ses bénéfices», explique à l’AFP Xavier Girard, responsable du conseil expert chez Milleis Banque Privée.

L’humeur s’est d’autant plus «détériorée mardi après des propos du PDG de Broadcom, Hock Tan, ayant comparé l’investissement dans le secteur de l’IA à une expérience de +casino+», ajoute Neil Wilson.

Les dépenses massives des géants américains de la tech dans le développement de l’IA sont le principal moteur des marchés depuis plusieurs mois, mais les doutes grandissent sur les valorisations gigantesques du secteur et la rentabilité future de ces investissements.

Les banques américaines démarrent la saison des résultats

Autre point d’attention: le coup d’envoi de la saison des résultats trimestriels, traditionnellement donné par les groupes bancaires américains.

JPMorgan Chase (+1,20% à New York vers 13H40 GMT) a annoncé des résultats légèrement inférieurs aux attentes au troisième trimestre, affectés par une charge de plus de 600 millions de dollars, mais qui progressent toutefois sur un an.

Goldman Sachs (+1,17%) a en revanche surpassé les attentes au troisième trimestre. Les investisseurs ont moins bien reçu les publications de Wells Fargo (-0,90%) et de Citigroup (-2,08%).

A Paris, le numéro un mondial du luxe LVMH (-0,12%) a publié lundi des ventes en petite hausse au troisième trimestre mais son activité phare, la mode et la maroquinerie, s’est inscrite dans le rouge.

Accalmie sur le pétrole et les taux

Vers 15H50 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord était en baisse de 0,48% à 106,14 dollars. Son équivalent américain, le WTI, grappillait 0,44% à 94,15 dollars.

Cette stabilisation des cours provoque une certaine accalmie sur les taux d’emprunt.

Le rendement français à échéance dix ans, particulièrement scruté alors que le budget 2027 arrive en séance plénière à l’Assemblée Nationale, reculait à 4,85% contre 4,90% la veille. Son équivalent allemand, référence en Europe, était à 3,46%, après 3,48%.

Le taux d’emprunt de l’État américain à dix ans reculait à 5,22%, après 5,24% à la clôture vendredi.

Le gaz européen a en revanche dépassé pour la première fois depuis 2022 les 87 euros le mégawattheure, sur fond de ruptures d’approvisionnement en provenance du Golfe et de réserves allemandes faibles.

Vers 15H50 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz pour l’Europe, grimpait encore de 3,26% à 87,105 euros.

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