L’euro perd à nouveau pied, les inquiétudes sur la dette français pas écartées

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Vers 21h, la monnaie unique européenne cède 0,53% face au billet vert, à 1,1200 dollar pour un euro. Sur un mois, le dérapage est d’environ 3,5%.

L’euro repart en nette baisse mercredi, effaçant son rebond de la veille, du fait de la persistance des inquiétudes sur la dette française et le risque de contagion au reste de la zone euro en pleine hausse mondiale des taux obligataires.

Vers 19H00 GMT, la monnaie unique européenne cédait 0,53% face au billet vert, à 1,1200 dollar pour un euro. Sur un mois, le dérapage est d’environ 3,5%.

«Les investisseurs s’inquiètent de plus en plus, jour après jour, du fait que les difficultés budgétaires de la France ne débouchent sur une crise politique», soulignent les analystes de Monex USA.

Ils estiment que «les perspectives sont sombres» pour le pays à six mois de la présidentielle.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a réitéré mercredi son objectif de ramener le déficit public du pays en 2027 à 5% du produit intérieur brut, après un dérapage à 5,4% en 2026.

Les débats sur le projet de budget de l’État pour 2027 ont démarré au sein de la commission des Finances avant un examen plus général à l’Assemblée nationale le 13 octobre. Le gouvernement n’y dispose pas d’une majorité.

Ces questionnements sur la dette interviennent alors que les coûts d’emprunt sont perchés à des sommets du fait notamment des craintes inflationnistes liées à la flambée des prix de l’énergie.

La France paie une prime de risque supplémentaire en raison de son niveau d’endettement, à 119% de son produit intérieur brut (PIB).

Cette trajectoire fait les affaires du dollar.

La cherté de l’énergie «favorise les devises des pays exportateurs», soulignent les experts de Scotiabank.

«La croissance supérieure à la moyenne des États-Unis et la forte demande étrangère pour les titres américains confèrent au dollar un élan supplémentaire», ajoutent-ils.

La devise continue aussi de surfer sur l’attente d’un nouveau tour de vis monétaire par la banque centrale américaine (Fed).

La plupart des responsables monétaires ont estimé qu’une «nouvelle hausse des taux serait très vraisemblablement appropriée d’ici la fin de l’année» pour calmer l’inflation, selon le compte-rendu de leurs débats de septembre publié mercredi.

Selon l’outil de veille CME FedWatch, les investisseurs parient sur le fait qu’un tel resserrement devrait intervenir lors de la réunion de décembre, après un statu quo en octobre.

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