Matières premières: l’or et le café plombés, le cuivre électrisé

AWP/AFP

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Vers 16h20, l’once d’or (31,1 g) s’échange à Londres à 4'262,33 dollars, contre 4'378,63 dollars à la clôture la semaine passée.

Le cours de l’or a baissé cette semaine en réaction à la hausse des rendements obligataires américains et celle du dollar, par anticipation d’un nouveau tour de vis de la politique monétaire américaine.

Le rendement des emprunts d’Etat américains à long terme (30 ans) a atteint jeudi en séance un plus haut depuis 2004, à 5,50%, tandis que son équivalent à 10 ans a touché 5,22%, niveau plus vu depuis 2007.

«Cela reflète des anticipations croissantes de nouvelles hausses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), à la suite des déclarations de plusieurs responsables de la Fed ces derniers jours, qui en ont souligné la nécessité» pour lutter contre l’inflation, explique Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

En effet, l’économie américaine affiche des signes de solidité malgré la hausse importante des prix de l’énergie, un cocktail idéal pour faire bondir les anticipations d’inflation et celles de hausse de taux de la Fed.

Dans ce contexte, les placements en dollar deviennent plus intéressants pour les investisseurs, ce qui fait grimper la devise américaine. Et l’or, valeur refuge concurrente du billet vert, est pénalisée en réaction.

Vendredi, vers 14H20 GMT, l’once d’or (31,1 g) s’échangeait à Londres à 4'262,33 dollars, contre 4'378,63 dollars à la clôture la semaine passée.

Le cuivre manque

Le cours du cuivre a progressé cette semaine à la Bourse des métaux de Londres (LME), porté notamment par un nouvel accident dans une mine au Chili et se rapprochant de son récent record.

Malgré des prix du pétrole élevés qui plombent les perspectives économiques, le métal rouge demeure soutenu par les besoins croissants dans les énergies renouvelables, les centres de données liés à l’intelligence artificielle ou encore le secteur de la défense.

Les inquiétudes se portent aussi sur l’offre de cuivre.

Côté extraction de minerai, «les opérations minières à Escondida, la mine de BHP au Chili, la plus grande mine de cuivre au monde, ont été suspendues mercredi», souligne John P. Steiner, analyste chez ADM Investor Services.

L’entreprise BHP a confirmé jeudi dans un communiqué «que l’un de nos employés a été mortellement blessé à Escondida» lors d’un accident.

Par ailleurs, en Chine, «la croissance de la production de cuivre raffiné domestique est devenue négative pour la première fois depuis fin 2024», à cause notamment d’une baisse de la rentabilité des fonderies, explique Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank, ce qui réduit la disponibilité de cuivre et pousse aussi les prix à la hausse.

Vendredi, une tonne de cuivre coûtait 14.599,50 dollars sur le LME, contre 14.240 dollars à la clôture la semaine dernière.

Le café abonde

Les cours du café ont atteint leur plus bas niveau depuis le mois de juin cette semaine, avec une bonne récolte attendue au Brésil.

«La production brésilienne de café pour 2026 (...) est estimée à 67,6 millions de sacs de café», soit une hausse de 19,6% par rapport à la récolte de 2025, explique l’institut public brésilien Conab, lié au ministère de l’Agriculture.

Le Brésil est de loin le premier producteur mondial de café.

«Le résultat est influencé à la fois par l’augmentation de la surface en production et par l’amélioration de la productivité moyenne nationale», et constitue la récolte la plus importante jamais enregistrée par Conab.

Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en décembre valait 278,90 cents, après s’être affichée au plus bas depuis le mois de juin à 275,90 cents, contre 280,50 cents le vendredi précédent.

Sur le Liffe de Londres vendredi, la tonne de robusta pour livraison en novembre s’échangeait à 3'349 dollars, contre 3'396 dollars à la clôture sept jours plus tôt.

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