Le marché de l’immobilier ancien aux Etats-Unis a une nouvelle fois reculé au mois de juillet, atteignant un niveau quasi conforme aux attentes des marchés, toujours plombés par des taux de prêts immobiliers et des prix élevés.
Sur le mois écoulé, 4,06 millions de logements ont changé de main en rythme annualisé, c’est-à-dire le rythme observé sur le mois s’il se maintenait sur les onze suivants, selon les données publiées mardi par la Fédération nationale des agents immobiliers (NAR).
C’est 1,7% de moins qu’au mois de juin, qui était déjà lui-même orienté à la baisse, mais toujours 0,7% de mieux qu’il y a un an.
C’est relativement ce qu’anticipaient les analystes, qui s’attendaient quatre millions de logements revendus, selon le consensus publié par MarketWatch.
«Les ventes de logements ont été remarquablement stables, même sous l’effet d’une hausse des taux des prêts immobiliers ces derniers mois», s’est malgré tout félicité le chef économiste de la NAR, Lawrence Yun, cité dans le communiqué.
Les prêts immobiliers restent en effet toujours concernés par des taux particulièrement élevés aux Etats-Unis et de nouveaux orientés à la hausse depuis le niveau plancher atteint en février dernier.
Celui à 30 ans, le plus populaire dans le pays, est actuellement à 6,69% en moyenne, selon les données actualisées au 6 août par l’agence de refinancement Freddie Mac.
Il n’est plus passé sous la barre des 6% depuis septembre 2022, excepté très brièvement (à 5,98%) le 26 février dernier.
Dans le même temps, le prix de vente médian reste orienté à hausse, de 2% sur un an, à 434.100 dollars. Il s’agit du 37e mois de hausse des prix d’affilée.
L’inventaire est en baisse au mois de juillet, signe que les vendeurs potentiels préfèrent attendre plutôt que mettre leur logement sur le marché: 1,54 million de logements sont actuellement disponibles à la vente, en recul de 1,9% sur un mois et 0,6% sur un an.
Cela représente 4,6 mois de ventes au rythme observé au mois de juillet.