Wall Street ouvre dans le vert, la tech mène la danse

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Vers 16h20, le Dow Jones avance de 0,63%, le Nasdaq grimpe de 2,33% et l’indice élargi S&P 500 monte de 1,19%.

La Bourse de New York évolue en nette hausse jeudi, portée par la bonne forme de la tech entre deux vagues de résultats des géants du secteur, la place américaine profitant également d’achats à bon compte après la chute de la veille.

Vers 14H20 GMT, le Dow Jones prenait 0,63%, l’indice Nasdaq - qui rassemble les grands noms technologiques - avançait de 2,33% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 1,19%.

«Ce matin, on constate une fois de plus que le secteur technologique fait preuve d’une grande résilience», commente auprès de l’AFP Christopher Low, du cabinet FHN Financial.

L’essentiel du secteur - pourtant régulièrement boudé par les investisseurs ces dernières semaines - s’affiche dans le vert.

Microsoft est notamment applaudi pour ses résultats trimestriels supérieurs aux attentes, propulsant son titre de 14,23%, soit un gain d’environ 400 milliards de dollars de capitalisation boursière.

Le groupe américain continue de surfer sur le «cloud» (informatique à distance), qui représente les deux tiers de son chiffre d’affaires de 90 milliards de dollars sur la période (+18% sur un an).

Ses investissements massifs pour développer l’intelligence artificielle (IA) n’entament pas sa rentabilité - son bénéfice net a encore bondi de 31% sur un an -, un élément crucial pour le marché, qui se montre de plus en plus pressant sur la question.

Wall Street est d’ailleurs beaucoup plus sévère envers Meta jeudi car sa profitabilité pâtit de ses énormes dépenses pour l’IA.

Son action dégringolait de près de 10% mais son poids est moindre sur la place américaine. Amazon et Apple publieront leurs résultats trimestriels à l’issue de la séance jeudi.

Christopher Low estime que la différence de traitement entre les géants du numérique «est un signe positif car cela signifie qu’il ne s’agit pas uniquement d’un mouvement de marché purement spéculatif» comme l’enthousiasme pour l’IA a pu en générer depuis 2022.

Malgré son bond du jour, l’action Microsoft reste d’ailleurs en baisse de 12% sur un an.

Mais le marché «avait bien besoin de ces résultats» pour retrouver des couleurs, juge Patrick O’Hare, de Briefing.com.

Il avait été chahuté la veille par le discours du président de la Réserve fédérale (Fed) Kevin Warsh, à la suite de la décision de l’institution monétaire de ne pas toucher à ses taux.

«M. Warsh a laissé entendre que le marché luttait déjà contre l’inflation» via la hausse des coûts d’emprunt, y voyant «une raison pour laquelle la Fed n’a pas nécessairement besoin d’intervenir» dans l’immédiat, une interprétation qui ne convainc pas le marché selon M. Low.

Le rendement obligataire des emprunts de l’Etat américain à long terme (30 ans) a ainsi atteint dans la foulée un plus haut depuis 2007, et reste jeudi proche de ce niveau.

L’échéance à dix ans évoluait à 4,66% vers 14H15 GMT contre 4,68% à la clôture la veille.

«La hausse des taux obligataires signifie que les entreprises paient plus cher pour emprunter», rappelle Chistopher Low, ce qui constitue donc un élément défavorable pour le marché.

Sur le plan macroéconomique, la croissance américaine a marqué le pas au deuxième trimestre sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient, à 1,5% en rythme annualisé, tandis que l’indice d’inflation PCE a ralenti sa progression en juin, période durant laquelle une pause dans les hostilités avait permis aux prix du pétrole de refluer.

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