Les volumes de fret transportés par avion dans le monde ont augmenté de près de 5% sur un an au premier semestre, marqué par les perturbations du trafic maritime, selon des données publiées mercredi par l’organisation professionnelle de l’aérien (Iata).
Sur les six premiers mois de l’année, ces volumes mesurés en tonnes-kilomètres ont augmenté de 4,9%, alors que l’année 2025 avait déjà connu un record, a indiqué l’Association du transport aérien international.
La tendance à la croissance continue de ce secteur depuis mi-2023 s’est confirmée, avec comme seule exception le mois de mars 2026, le premier de la guerre au Moyen-Orient.
L’Iata, dans un communiqué, a salué, concernant le mois de juin, «le retour des réseaux du Moyen-Orient vers l’expansion en dépit d’une incertitude géopolitique persistante».
L’organisation, qui regroupe 376 compagnies aériennes, se montrait prudente lors de ses prévisions annuelles début juin. Elle tablait alors sur une hausse des volumes de 0,7% en 2026, après 3,4% en 2025 et 11,4% en 2024.
Le fret aérien représente moins de 1% du tonnage du commerce international, mais environ un tiers de sa valeur, en proposant des délais imbattables à des prix élevés, pour des biens à haute valeur ajoutée ou rapidement périssables.
L’Iata note ainsi une demande «concentrée dans des expéditions pour lesquelles la vitesse, la fiabilité ou la valeur du chargement justifiaient un transport haut de gamme».
«Une telle dépendance aux expéditions de produits technologiques et aux chaînes d’approvisionnement sensibles aux ruptures expliquent la surperformance du secteur. Elle a aussi rendu le marché plus exposé à tout ralentissement de ces sources spécifiques de demande», a ajouté l’organisation.
La hausse des coûts du carburant incite les transporteurs à augmenter le taux de remplissage des avions plutôt que l’offre de vols. Ce taux a augmenté de 1,2 point en un an, à 46,4% au premier semestre.