L'IA chinoise ravive le débat sur les dépenses en semi-conducteurs

UBP

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Les marchés actions mondiaux ont reculé, sous l’effet d’une poursuite de la vente massive dans le secteur des semi-conducteurs, qui a été exacerbée par un nouveau modèle chinois d’intelligence artificielle.

Synthèse

L’inflation aux Etats-Unis a surpris à la baisse, tempérant les anticipations de hausse des taux, tandis que la reprise des hostilités au Moyen-Orient a entraîné une flambée des cours du pétrole. Les marchés actions mondiaux ont reculé, sous l’effet d’une poursuite de la vente massive dans le secteur des semi-conducteurs, qui a été exacerbée par un nouveau modèle chinois d’intelligence artificielle (IA) relançant les interrogations sur les performances des dépenses d’infrastructure dans ce domaine. Les investisseurs se sont tournés vers les secteurs de type ‘value’ et défensifs alors qu’ils assimilaient plusieurs autres facteurs contradictoires, notamment les tensions géopolitiques, les bons résultats d’entreprise et les données macroéconomiques. Les rendements obligataires et le dollar américain (USD) ont peu évolué au cours de la semaine. L’attention se porte désormais sur la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), l’indice Flash PMI (Purchasing Managers' Index), et une semaine chargée en publications de résultats aux Etats-Unis, notamment ceux d’Alphabet.

Au-delà des chiffres

Macroéconomie

Aux Etats-Unis, l’inflation a surpris à la baisse, l’indice des prix à la consommation (IPC; CPI) ayant reculé de 0,4% en glissement mensuel (m/m) et la tendance annuelle s’étant ralentie, passant de 4,2% à 3,5%, sous l’effet d’une baisse de 5,7% en glissement mensuel du secteur de l’énergie. L’inflation sous-jacente (hors énergie et biens alimentaires) est restée stable sur le mois et a reculé de 2,9% à 2,6% en glissement annuel (y/y). L’indice des prix à la production (IPP; PPI) a également cédé 0,3% en glissement mensuel (m/m), sa tendance annuelle passant de 5,5% à 5,0%. Le moral des entreprises (NFIB, New York Empire, et Fed de Philadelphie) a dépassé les attentes grâce à la vigueur des commandes et des perspectives. Les ventes au détail ont progressé de 0,2% en glissement mensuel (m/m), le chiffre du mois précédent ayant été révisé à la hausse, à 1,0%, grâce à la bonne tenue des ventes automobiles. La confiance des consommateurs s’est améliorée, l’indice préliminaire de l’Université du Michigan ayant fortement rebondi grâce à de meilleures perspectives économiques et financières, à la baisse des prix de l’essence et à la stabilité des conditions financières; les anticipations d’inflation à 12 mois ont baissé en parallèle. Une certaine faiblesse a persisté sur le marché immobilier, avec un repli de l’indice de confiance de la National Association of Home Builders (NAHB) et des ventes de logements en attente, ainsi que des chiffres mitigés concernant les mises en chantier de maisons individuelles. La production industrielle aux Etats-Unis a été inégale, avec des divergences sectorielles.

Dans la zone euro, l’inflation totale de juin est tombée à 2,8% en glissement annuel (contre 3,2%), sous l’effet de la baisse des prix de l’énergie, tandis que l’inflation sous-jacente a reculé à 2,4%, contre 2,6%. L’activité industrielle est restée contrastée, la production industrielle de mai ayant cédé 0,2% en glissement mensuel (m/m), sous l’effet des biens de consommation durables et des biens intermédiaires. Au Royaume-Uni, l’indicateur mensuel du produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,1% en glissement mensuel (m/m) grâce aux services, mais le contexte est resté fragile, la production industrielle de mai ayant reculé de 0,5% en glissement mensuel (m/m). En Chine, la croissance du PIB au deuxième trimestre a ralenti à 4,3% en glissement annuel, contre 5,0%, en raison d’une demande intérieure faible et d’un ralentissement prolongé du secteur immobilier; les ventes au détail ont progressé de 1,0% en glissement annuel et les investissements en immobilisations ont diminué de 5,7% en glissement annuel, une baisse partiellement compensée par la résilience de l’industrie manufacturière et des exportations en lien avec l’intelligence artificielle et les énergies propres.

Les indices Flash PMI des marchés développés seront publiés la semaine prochaine: le secteur manufacturier devrait rester au-dessus de 50, tandis que celui des services devrait s’améliorer, tout en restant probablement juste en dessous de 50. Les prix payés feront l’objet d’une surveillance étroite dans un contexte de niveaux élevés et de risques renouvelés liés au pétrole et au transport maritime. Au Royaume-Uni, l’inflation de juin devrait légèrement reculer, à 2,7% en glissement annuel (y/y), sous l’effet des prix de l’énergie, dans un contexte d’inflation modérée dans les services, ce qui devrait conforter la Banque d’Angleterre (BoE) dans sa position attentiste et l’inciter à maintenir ses taux inchangés cette année. Le marché du travail britannique devrait continuer à se détériorer progressivement, et la croissance des salaires devrait encore se modérer; les chiffres des ventes au détail de juin seront également publiés.

Plusieurs banques centrales se réuniront (la BCE, la Hongrie, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, la Turquie et la Russie). La BCE devrait maintenir ses taux inchangés et conserver une approche «réunion par réunion», tout en laissant la porte ouverte à une éventuelle hausse en septembre compte tenu des pressions exercées par les prix du pétrole et du gaz; elle publiera également son enquête trimestrielle sur les prêts bancaires dans la zone euro.

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