Wall Street clôture en hausse, profite du ralentissement de l’inflation US

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Le Dow Jones grappille 0,29%, le Nasdaq monte de 0,62% et l’indice élargi S&P 500 progresse de 0,38%.

La Bourse de New York a clôturé sur une note positive mercredi, satisfaite des dernières données d’inflation aux Etats-Unis, qui éloignent pour l’heure la perspective d’un relèvement des taux de la Réserve fédérale (Fed) lors de sa prochaine réunion.

Le Dow Jones a gagné 0,29%, l’indice Nasdaq a progressé de 0,62% et l’indice élargi S&P 500 s’est octroyé 0,38%.

«Dans l’ensemble, le marché a été rassuré aujourd’hui par la publication d’un indice des prix à la production (PPI) favorable, qui a suivi un indice des prix à la consommation (CPI) également positif», résume auprès de l’AFP Patrick O’Hare, analyste chez Briefing.com.

L’inflation côté producteurs a ralenti en juin, à 5,5% sur un an, grâce au recul du coût de l’énergie sur la période, contre 6% en mai. C’est bien moins qu’attendu par les marchés.

La veille, l’indice CPI s’était aussi replié plus que prévu, à 3,5% sur un an en juin.

Selon l’outil de veille CME FedWatch, la probabilité d’une hausse des taux lors de la réunion de la Fed fin juillet ne dépasse plus 11%, contre 31% il y a une semaine. De quoi raviver l’optimisme à Wall Street.

«Les rendements des bons du Trésor ont baissé à la suite de la publication de ces chiffres, ce qui s’est aussi avéré favorable au marché boursier», remarque Patrick O’Hare.

Le taux d’emprunt de l’Etat américain à échéance dix ans se détendait à 4,55% vers 20H30 GMT, contre 4,59% à la clôture la veille.

Les investisseurs restent toutefois prudents: la récente envolée des cours du pétrole, liée à la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran, pourrait raviver les pressions sur les prix.

Lisa Cook, l’une des responsables de la Fed, a d’ailleurs assuré mercredi être «prête à agir» si l’inflation ne rentre pas «bientôt» dans le rang.

Côté entreprises, le secteur des semi-conducteurs - qui pèse lourd sur la place américaine - «a connu une certaine volatilité aujourd’hui», note Patrick O’Hare.

Le mastodonte Nvidia a finalement gagné 0,33% et Broadcom a pris 1,33%, mais AMD a perdu 3,46% et Intel a reculé de 4,43%.

Le prix des actions américaines du néerlandais ASML, plus important fournisseur au monde de machines dédiées à la fabrication de puces, a lui augmenté de 2,23% à 1.815,27 dollars.

Le groupe a affiché une hausse de son bénéfice net à 2,9 milliards d’euros au 2e trimestre 2026, soit plus de 26% par rapport aux 2,3 milliards du second trimestre 2025.

Dernière des grandes banques américaines à partager ses performances trimestrielles, Morgan Stanley a glané 0,36% à 228,49 dollars. Elle a battu les anticipations des analystes tant au niveau du chiffre d’affaires que du bénéfice net par action.

BlackRock, plus gros gestionnaire d’actifs au monde, s’est envolé de 6,61% à 1.093,25 dollars après avoir dépassé les attentes lors du dernier trimestre.

L’action du géant de l’aérospatiale SpaceX (-0,60%) est finalement parvenue à rester juste au-dessus des 135 dollars en clôture, soit le prix fixé pour son arrivée historique à Wall Street le mois dernier. Mercredi, le titre est tombé à un plus bas en séance à 132,15 dollars.

Le 12 juin, premier jour de cotation de la société d’Elon Musk, il s’était envolé de plus de 19% et quelques jours plus tard valait plus de 225 dollars.

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