Outre les points statutaires, les défis inhérents à une future ère de l’informatique quantique figuraient en bonne place à l’ordre du jour de la quatrième Assemblée générale du Swiss Financial Sector Cyber Security Centre (Swiss FS-CSC), qui s’est tenue le 24 juin 2026 à Bâle. On s’est demandé en particulier comment le Swiss FS-CSC pouvait contribuer en amont à rendre le secteur financier quantum-safe.
Lors de l’Assemblée générale de cette année, des élections statutaires ont eu lieu conformément au calendrier prévu. Les membres présents de l’Association ont confirmé August Benz et Alexandra Arni dans leurs fonctions respectives de président et vice-présidente. A la suite du départ des deux représentants du secteur des assurances et leur démission du Conseil d’administration, Jean-Philippe Moser, directeur adjoint de l’Association Suisse d’Assurances (ASA), a été élu au Conseil d’administration.
Par ailleurs, la question de savoir comment rendre la place financière quantum-safe était au cœur de cette Assemblée générale 2026. Comme l’a relevé le président du FS-CSC, August Benz, «l’informatique quantique en est certes encore à ses débuts, mais nous devons nous pencher sur le sujet dès à présent, en particulier sur l’aspect du cryptage.» A l’avenir en effet, les ordinateurs quantiques sauront contourner les procédés cryptographiques courants d’aujourd’hui. Pour les établissements financiers, c’est un enjeu notamment parce que les données sensibles et les transactions doivent souvent être protégées sur de très longues périodes. Dans ce contexte, le Swiss FS-CSC a institué un groupe de travail «Quantum-safe» chargé d’élaborer un guide à l’intention des membres.
Le facteur humain est important à tous les niveaux
Pour se préparer au quantum-safe, le facteur humain est fondamental. C’est ce qu’a souligné dans son exposé la Prof. Dr Verena Zimmermann, maître de conférences au Département des sciences humaines, sociales et politiques de l’EPFZ. «La cyberrésilience résulte non pas de la seule technologie, mais de l’action combinée de la technique, de l’organisation et du facteur humain», a-t-elle indiqué. Elle a précisé également quelles sont les implications concrètes des technologies quantiques pour les organisations, les utilisatrices et les utilisateurs ainsi que les décideurs politiques – et pourquoi les questions de gouvernance, de culture de la sécurité et de collaboration sont incontournables.
Le Swiss FS CSC entend soutenir activement le secteur financier face à ce défi de longue haleine. Conçu comme une plateforme collaborative, il encourage le développement et le partage des connaissances, évalue les risques et accompagne la mise en place d’approches coordonnées entre les établissements financiers et les autorités. L’objectif est de rendre la place financière quantum-safe dans le cadre d’une anticipation stratégique concertée plutôt que dans l’urgence. Se préparer ainsi en amont est essentiel pour préserver la confiance et la stabilité, confirme la directrice et vice-présidente Alexandra Arni.