Le pétrole hésite après le report des négociations entre Iran et Etats-Unis

AWP/AFP

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Vers 11h45, le Brent affiche une perte de 0,44% à 79,50 dollars et le WTI gagne 0,73% à 77,16 dollars.

Les cours du pétrole hésitent vendredi, soutenus d’un côté par des craintes liées à la flambée de violences meurtrières au Liban et au report des négociations prévues en Suisse entre Téhéran et Washington, et plombés de l’autre par davantage de passages via le détroit d’Ormuz.

«L’euphorie des marchés» après l’accord de cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis «a laissé place à un certain scepticisme», affirme Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Dans le sud du Liban, des frappes israéliennes ont fait 18 morts dans la nuit, selon les autorités libanaises, tandis que l’armée israélienne a fait état de la mort de quatre de ses soldats.

Il s’agit du plus lourd bilan publié depuis l’annonce de la conclusion de l’accord lundi, qui prévoit un cessez-le-feu «sur tous les fronts, y compris au Liban», un point sur lequel Téhéran, allié du mouvement islamiste libanais Hezbollah, avait insisté.

Parallèlement, le gouvernement suisse a annoncé le report sine die des négociations prévues vendredi dans le pays entre Téhéran et Washington, censées donner le coup d’envoi à un processus de 60 jours pour régler le sujet central du nucléaire.

Vers 09H45 GMT (11H45 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 0,44% à 79,50 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, gagnait 0,73% à 77,16 dollars.

Le marché pétrolier «pourrait être agité vendredi, les informations sur l’annulation des pourparlers se heurtant à celles indiquant qu’un plus grand nombre de navires traverse le détroit d’Ormuz», prédit Mme Brooks.

Un total de 25 navires commerciaux ont passé le détroit d’Ormuz jeudi, après un accord permettant sa réouverture la veille, un volume inédit depuis mi-avril, selon des données de la plateforme de suivi maritime AXSMarine publiées vendredi.

La divergence entre les deux indices est aussi liée à l’arrivée à échéance lundi du contrat de référence du WTI, souligne à l’AFP Giovanni Staunovo, d’UBS. Les traders se précipitent pour obtenir du pétrole WTI pour livraison en juillet.

Le marché prévoit moins de tensions sur les flux pétroliers dans les prochaines semaines, ce qui devrait faire tomber les prix par la suite.

Par ailleurs, «il n’y a pas de cours de clôture aujourd’hui en raison du jour férié aux États-Unis», précise l’analyste.

Par ailleurs, après plusieurs mois de blocage du détroit d’Ormuz, «les stocks, qu’ils soient commerciaux ou stratégiques, sont faibles», et «doivent désormais être reconstitués», ce qui dope la demande de pétrole, estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Pour cette raison, selon lui, les prix ne tomberont pas directement aussi bas qu’avant la guerre au Moyen-Orient, même si les flux retrouvent des niveaux normaux.

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