Les dirigeants en Suisse inquiets pour leurs chiffres d’affaires et l’IA

AWP

1 minute de lecture

L’implémentation de l’intelligence artificielle risque surtout de peser sur l’emploi, craignent les patrons interrogés par le cabinet de conseil et d’audit PWC.

Les dirigeants en Suisse s’inquiètent pour la performance de leurs entreprises cette année, les droits de douane américains les irritant moins que les enjeux liés à l’intelligence artificielle (IA). L’implémentation de cette nouvelle technologie risque surtout de peser sur l’emploi, craignent les patrons.

Seuls 26% des directeurs généraux interrogés par le cabinet de conseil et d’audit PWC tablent sur une accélération du chiffre d’affaires ces 12 prochains mois, un plus bas depuis 2020 ont constaté les auteurs du sondage réalisé auprès de 81 patrons en Suisse.

Les espoirs de voir les affaires reprendre augmentent à un horizon de trois ans, 32% des responsables sondés tablant sur des ventes en hausse, selon l’étude publiée lundi.

Dans ce contexte, ce ne sont pas tant les droits de douane américains qui risquent de peser sur les affaires. Quelque 31% des patrons interrogés tablent certes sur une baisse des marges suite à ces barrières douanières, mais 59% ne s’attendent pas à un impact sur leur activité. Ils sont aussi 65% à estimer que les tensions géopolitiques ne devraient que peu affecter leur entreprise cette année.

«La Suisse se montre résiliente face aux droits de douane», a constaté le patron de PWC Suisse. Selon Gustav Baldinger, la faible croissance économique et les évolutions technologiques, y compris l’IA, préoccupent par contre les dirigeants.

Quelque 42% des directeurs généraux s’attendent à ce que l’IA provoque d’ici trois ans «une réduction importante des postes de travail». Les jeunes travailleurs risquent essentiellement de faire les frais de cette situation, tandis que les employés dans les échelons intermédiaires pourraient être moins touchés et les patrons échapper aux licenciements.

Hormis l’emploi, 54% des dirigeants s’interrogent sur la capacité de leur société à suivre les évolutions technologiques.

A lire aussi...