Les surprises sont nombreuses lors de la remise des prix des meilleures banques privées 2026, jeudi soir à Zurich lors du WealthSummit 2026, une manifestation dont Allnews est partenaire média. Quelque 200 personnalités de la place financière se sont données rendez-vous pour la présentation du classement. Ce dernier résulte d’une analyse purement quantitative de 12 indicateurs et non de l’opinion d’un jury, a déclaré Claude Baumann, président de WealthSummit, la plateforme de recherche de FIN21.
Cette évaluation quantitative porte sur 70 banques de gestion de fortune de Suisse et du Liechtenstein, représentant 9700 milliards de dollars d’actifs (+12% par rapport à l’année précédente).
L’étude révèle que si l’argent frais s’est accru de 9% en 2025, la profitabilité a peiné. La rapport Coûts/Revenus est passé de 76,7% à 83,2% si bien que le rendement des fonds propres est descendu à 6,4%. Dans son commentaire, le professeur Teodoro Cocca de l’Université de Linz révèle un «paradoxe»: pour l’instant, malgré les attentes en termes de digitalisation et d’intelligence artificielle, la productivité n’augmente pas.
Les 12 indicateurs sont tirés des résultats de 2025 et répartis en 4 groupes: croissance, profitabilité, efficience et structure des fonds propres. Cette analyse de la gestion de fortune suisse est réalisée par Claude Baumann, Chris Künzle, fondateur et CEO de FIN21 et Annika Marti assistante de recherche de FIN21.
Les élus en 2026
La meilleure banque privée 2026 est ainsi la banque Dreyfus dans la catégorie des plus de 20 milliards de francs d’actifs sous gestion et Itaú Private Bank à Zurich, la filiale suisse du groupe brésilien, dans celle des moins de 20 milliards.
Nicolas Wyss, CEO de l’établissement, a expliqué que la force de son établissement résidait dans la qualité de ses services et sa stabilité financière.
Dans la catégorie des grandes banques privées, Lombard Odier se place au deuxième rang et Santander International troisième. Dans celle des plus petites banques privées, au deuxième rang on trouve DZ Privatbank et au troisième BG Private Bank.
Au sein des plus grandes banques, celle avec la plus forte croissance est Santander International, la plus forte profitabilité Mirabaud, l’efficience la plus élevée J.Safra Sarasin, la meilleure capitalisation Dreyfus.
Parmi les plus petites banques, celle avec la plus forte croissance est DZ Privatbank, la plus forte profitabilité von Graffenried, l’efficience la plus élevée Lienhardt & Partner, la meilleure capitalisation BG Private Bank.
Invité par les organisateurs, Roger Köppel, rédacteur en chef de la Weltwoche, a parlé d’un «miracle économique», évoquant la capacité des banques suisses malgré les crises, la fin du secret bancaire et la disparition de Credit Suisse, à se réinventer et à continuer de gérer 9700 milliards d’actifs. Les banques sont l’expression des vertus suisses, a-t-il ajouté. Cette réussite n’est pas sans lien avec les institutions suisses, la stabilité politique et économique, la défense de la propriété privée et de la liberté économique. Il est d’autant plus urgent, a-t-il conclu, de «garder les commandes» et de maintenir ces atouts.