Succession Parmelin au Conseil fédéral: les candidats, les intéressés et les renoncements

AWP/ATS

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En annonçant leur candidature ce jeudi, le Tessinois Marco Chiesa (photo) et le Bernois Pierre Alain Schnegg rejoignent la Genevoise Céline Amaudruz et le Soleurois Rémy Wyssmann parmi les candidats déclarés.

La course à la succession de Guy Parmelin est ouverte, les candidats et candidates ont jusqu’au 23 octobre 12h00 pour s’annoncer. Plusieurs noms circulent pour l’élection au Conseil fédéral. Tour d’horizon:

L’UDC veut proposer à l’Assemblée fédérale un ticket à deux le 9 décembre. Le parti annoncera le 20 novembre les noms des candidats officiels. L’UDC n’a encore jamais eu de femme au Conseil fédéral. Eveline Widmer-Schlumpf, membre de l’UDC, avait été élue sans être officiellement candidate au poste et avait dû par la suite changer de parti.

Les candidats déclarés

MARCO CHIESA: conseiller aux Etats tessinois, Marco Chiesa, 52 ans, a présidé l’UDC suisse de 2020 à 2024 et dirige le département des finances de la Municipalité de Lugano. Fort d’une expérience politique aux niveaux communal, cantonal et fédéral, il se dit prêt à servir le pays. L’UDC tessinoise soutient sa candidature au Conseil fédéral, soulignant l’importance d’y assurer la continuité de la présence de la Suisse italienne et l’équilibre linguistique.

PIERRE ALAIN SCHNEGG: le conseiller d’Etat bernois UDC Pierre Alain Schnegg a annoncé jeudi sa candidature à la succession de Guy Parmelin au Conseil fédéral. En charge de la santé, des affaires sociales et de l’intégration depuis 2016, l’actuel président du gouvernement bernois est présenté par son parti comme un «homme politique romand expérimenté», doté de «grandes compétences en matière de direction» et d’une «forte capacité à s’imposer».

CÉLINE AMAUDRUZ: vice-présidente de l’UDC Suisse, la Genevoise Céline Amaudruz est la première à avoir annoncé sa candidature. Celle qui siège au National depuis 2011 se dit «prête à assumer cette responsabilité au service du pays», a déclaré l’élue de 47 ans. Ses votes à contre-courant du parti pour les droits des femmes par exemple ont toutefois irrité ses collègues UDC.

RÉMY WYSSMANN: le conseiller national soleurois Rémy Wyssmann, 59 ans, souhaite accéder au Conseil fédéral. Il a été élu au Conseil national en 2023 et a siégé au parlement cantonal de 2017 à 2023. Président de l’UDC de Soleure, il se présente comme avocat spécialisé en droit de la responsabilité civile. «Je veux redonner aux citoyennes et aux citoyens confiance en nos institutions», a déclaré le politicien en annonçant sa candidature.

Les candidats potentiels

NICOLAS KOLLY: le Fribourgeois Nicolas Kolly (40 ans), élu au Conseil national en 2023, est intéressé à une candidature. Membre du comité directeur du groupe UDC, il intervient notamment sur les dossiers de l’agriculture et des relations avec l’UE. Il communiquera sa décision prochainement.

FRANZ RUPPEN: Franz Ruppen (55 ans), conseiller d’Etat valaisan, réfléchit à une candidature. Le Haut-Valaisan connaît bien le fonctionnement du Parlement à Berne pour y avoir siégé en tant que conseiller national de 2015 à 2021. Il est conseiller d’Etat valaisan depuis 2021.

THOMAS AESCHI: Le chef du groupe parlementaire UDC, Thomas Aeschi (1979), n’a pour l’instant pas souhaité s’exprimer sur une éventuelle candidature. Il est considéré comme un partisan de la ligne dure, ce qui pourrait lui valoir peu de soutien en dehors du groupe parlementaire de l’UDC. Le conseiller national zougois avait été candidat face à Guy Parmelin en 2015, lors de la succession d’Eveline Widmer-Schlumpf.

THOMAS MATTER: le conseiller national zurichois Thomas Matter (1966) est considéré comme un poids lourd de son parti. Au Parlement, sa position intransigeante pourrait toutefois ne pas lui permettre de rallier une majorité. Son nom avait déjà été évoqué lors de la succession d’Ueli Maurer, mais il avait renoncé à se porter candidat. La question de savoir si cet entrepreneur, qui siège au National depuis 2014, changera d’avis reste pour l’instant en suspens.

MONIKA RÜEGGER: le nom de la conseillère nationale d’Obwald (1968), Monika Rüegger, avait été évoqué pour la succession du conseiller fédéral Ueli Maurer. Elle avait alors décliné l’offre. Elue en 2019 au National, elle est devenue la première femme du canton d’Obwald à siéger au Parlement fédéral.

JEAN-PIERRE GALLATI: selon l’Aargauer Zeitung, le directeur de la santé argovien Jean-Pierre Gallati envisage de se porter candidat. L’élu s’est lui aussi attiré les foudres de certains membres de son parti pendant la pandémie de Covid-19. En 2019, il avait été élu au Conseil national ainsi qu’au gouvernement cantonal argovien. Après quelques mois passés à Berne, il a pris ses fonctions en Argovie.

BENJAMIN GIEZENDANNER: Le conseiller national argovien (1982), entrepreneur et fils du politicien UDC Ulrich Giezendanner, envisage une candidature, sous réserve du soutien de l’UDC de son canton.

MICHAEL GRABER: le conseiller national haut-valaisan Michael Graber (1981) réfléchit à une candidature. Conseiller national depuis 2019, l’avocat-notaire de Brigue accéderait au Conseil fédéral moins de deux ans après le départ de Viola Amherd, également originaire de Brigue-Glis.

Ceux qui ont renoncé

FRANZ GRÜTER: Le conseiller national lucernois UDC Franz Grüter (1963) ne sera pas candidat à la succession de Guy Parmelin au Conseil fédéral. Après mûre réflexion et en concertation avec sa famille, il y a renoncé pour des raisons personnelles, a-t-il expliqué dans le Bote der Urschweiz et la Luzerner Zeitung. Son âge, 63 ans, n’a pas pesé dans sa décision.

PASCAL SCHMID: le conseiller national thurgovien (1976) a estimé que ce n’était pas le bon moment pour être candidat au Conseil fédéral. Le responsable de l’asile à l’UDC, souvent considéré par les médias comme le «favori» de Christoph Blocher, veut se concentrer sur sa candidature au Conseil des Etats. Il souligne également qu’il s’est mis à son compte il y a cinq ans en tant qu’associé dans un cabinet d’avocats. Une activité qui lui «permet d’être proche des gens».

CHRISTIAN IMARK: le conseiller national soleurois (1982) a annoncé renoncer à succéder au conseiller fédéral Guy Parmelin. Il justifie son refus par sa situation familiale. Ses deux jeunes enfants ont besoin de leur père, a-t-il fait savoir. Il a également indiqué à Keystone-ATS avoir des projets en cours, confirmant une information de la radio-télévision suisse alémanique SRF. M. Imark siège au Conseil national depuis novembre 2015.

ANDRE RÜEGSEGGER: Sollicité par l’UDC de Schwyz, le conseiller d’Etat André Rüegsegger a fait savoir lundi qu’il renonçait à une candidature au Conseil fédéral. Selon un communiqué de la section cantonal de son parti, il est arrivé à la conclusion qu’il ne souhaitait pas briguer un autre mandat politique et la fonction de conseiller fédéral n’avait jamais fait partie de ses objectifs personnels. «Ma place reste dans le canton de Schwyz, où je souhaite poursuivre les projets en cours.»

NATALIE RICKLI: l’ancienne conseillère nationale Natalie Rickli (née le 19.11.1976) a annoncé lundi qu’elle renonçait à briguer un siège au Conseil fédéral. Elle a expliqué dans un post Instagram que «le canton de Zurich, qui est le plus grand canton, a besoin d’un gouvernement stable en ces temps difficiles» et qu’elle souhaitait donc se concentrer sur son mandat de conseillère d’Etat. Directrice de la santé publique dans le canton de Zurich, elle sera, au moment de l’élection au Conseil fédéral, en pleine campagne électorale pour défendre son siège. Mme Rickli s’est dite honorée que son nom ait été mentionné pour succéder à Guy Parmelin

YVAN PAHUD: Yvan Pahud (46 ans) a annoncé vendredi renoncer à se porter candidat. Le conseiller national vaudois a déclaré à la RTS et à 24 Heures: «C’était une décision difficile de ne pas briguer la succession de Guy Parmelin, car le poste m’intéresse fortement. Mais ce n’est tout simplement pas le bon moment. Avec la déclaration de candidature de Céline Amaudruz, on a une candidate pour la Suisse romande.»

ESTHER FRIEDLI: la conseillère aux Etats saint-galloise Esther Friedli a renoncé à se porter candidate. Elle souhaite se concentrer sur son travail au Conseil des Etats et se présenter à sa réélection l’année prochaine. Elle avait déjà renoncé à une candidature après le retrait d’Ueli Maurer en 2022.

MAGDALENA MARTULLO-BLOCHER: Figure de proue à l’UDC, la conseillère nationale grisonne Magdalena Martullo-Blocher ne se présentera pas non plus. «Je suis entrepreneuse et cela n’est pas compatible» avec mon emploi à la tête de l’entreprise Ems-Chemie, a-t-elle déclaré à la radio-télévision alémanique SRF.

MARCEL DETTLING: le président de l’UDC Suisse Marcel Dettling, conseiller national schwyzois, ne nourrit pas non plus, pour l’instant, d’ambitions gouvernementales. «Ma mission est de diriger le parti».

PIERRE-ANDRÉ PAGE: le conseiller national fribourgeois Pierre-André Page, actuel président du Conseil national, renonce lui aussi au siège de conseiller fédéral. Il soutient en revanche une éventuelle candidature de son collègue fribourgeois Nicolas Kolly.

SYLVAIN FREYMOND: le conseiller national Sylvain Freymond, président de l’UDC vaudoise, n’entend pas non plus se présenter. Il veut se concentrer sur les élections cantonales de février prochain.

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