Pierin Vincenz, l’ancien directeur général de Raiffeisen, a demandé mercredi son acquittement devant la Cour d’appel de Zurich. Le procès a duré huit jours. Le verdict n’est pas attendu avant plusieurs semaines.
«Je n’ai jamais, jamais voulu nuire à Raiffeisen ni à Aduno», a déclaré M. Vincenz mercredi dans une brève déclaration finale au huitième jour du procès.
Son associé, Beat Stocker, s’est un peu plus étendu sur le sujet, mais a également affirmé qu’il n’avait jamais eu l’intention de nuire à l’une ou l’autre de ces entreprises. Deux autres prévenus ont renoncé à prononcer une dernière déclaration, tandis qu’un troisième s’est déclaré innocent.
Les parties concernées devront encore patienter un certain temps avant de connaître le verdict. Mercredi, le juge a évoqué «plusieurs semaines» avant que celui-ci ne soit rendu public.
Le parquet de Zurich réclame six ans de prison
Au cours de plaidoiries détaillées ces derniers jours, les avocats des prévenus ont réclamé l’acquittement. Contre MM. Vincenz et Stocker, le procureur a requis des peines d’emprisonnement de 6 ans chacune. Selon lui, la réduction de peine prononcée en première instance en raison de la couverture médiatique n’était pas justifiée.
En avril 2022, l’ex-banquier a été condamné à trois ans et neuf mois de prison ferme, et Beat Stocker a écopé de 4 ans. Tous deux ont été reconnus coupables d’escroquerie, de gestion déloyale qualifiée et de corruption privée passive. Le jugement en première instance porte aussi sur des notes de frais abusives. La présomption d’innocence s’applique toujours.
Le Grison et son ancien associé sont accusés de s’être enrichis illégalement en prenant des participations occultes dans des sociétés avant d’influencer leur rachat par la banque Raiffeisen ou la société d’émission de cartes de crédit Aduno. Beat Stocker dirigeait cette dernière et Pierin Vincenz en présidait le conseil d’administration.