L'informatique, point faible de la Confédération

AWP

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Le gouvernement a maintenu la décentralisation au niveau des départements, a expliqué le conseiller aux Etats Jean-René Fournier.

La gestion des grands projets informatiques reste l’un des points faibles de l’administration fédérale. La Délégation des finances critique dans son rapport le manque de personnel qualifié et de pilotage entre les différents départements.

Jusqu’ici, le Conseil fédéral n’a pas pris en compte toutes les demandes de la Délégation des finances des Chambres fédérales, celle-ci espère que ses nouvelles recommandations permettront d’améliorer la situation. Elle sollicite notamment une mise en oeuvre centralisée des grands projets, indique le rapport publié lundi.

Le gouvernement a bien introduit une gestion du portefeuille informatique à l’échelon de la Confédération, mais il a maintenu la décentralisation des responsabilités au niveau des départements, a expliqué le conseiller aux Etats Jean-René Fournier (PDC/VS), président de la délégation, devant la presse.

Un autre problème vient de la pénurie de personnel et en particulier de personnel disposant des qualifications nécessaires. Avant de lancer un projet d’envergure, il faut s’assurer qu’il dispose du personnel requis. Le cas échéant et au besoin, le lancement doit être reporté, a relevé M. Fournier.

PERSONNEL QUALIFIÉ

Les responsables de projet doivent aussi exiger des fournisseurs qu’ils mettent à leur disposition du personnel qualifié et expérimenté. Cette mesure permettra d’éviter des problèmes comme ceux survenus dans le cadre des projets informatiques GENOVA et FISCAL-IT.

Le premier est un nouveau système de gestion électronique des affaires pour lequel le Parlement a libéré un crédit de 67 millions de francs et le second le projet informatique de l’Administration fédérale des contributions.

Dans son rapport, la Délégation des finances émet également des recommandations pour améliorer les adjudications. Malgré le projet de révision de la loi sur les marchés publics, elle propose des sanctions contre les soumissionnaires qui ne sont pas fiables, un droit de regard sur toutes les adjudications en situation de monopole et la publication électronique des contrats d’une valeur supérieure à 50’000 francs.