Le patron de la Finma Mark Branson va diriger le Bafin

AWP

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Le Britannique va reprendre les rênes du régulateur financier allemand en pleine tourmente.

Le chef de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) Mark Branson va franchir le Rhin et rejoindre le régulateur allemand Bafin. Le Britannique, qui dirige la Finma depuis avril 2014, va reprendre les rênes d’une institution en pleine tourmente après l’affaire Wirecard.

Mark Branson va assumer à mi-2021 la présidence du comité de direction de la Bafin, indique lundi la Finma. Jan Blöchliger, qui siège au directoire de l’autorité helvétique, assurera l’intérim dès le 1er mai jusqu’à la nomination d’un successeur ou d’une successeure. Le conseil d’administration s’est mis à la recherche de la perle rare. Son choix devra être avalisé par le Conseil fédéral.

L’actuel directeur est arrivé à la Finma en janvier 2010 en qualité de chef de la division Banques, avant d’accéder à la tête de l’institution quatre ans plus tard, succédant à Patrick Raaflaub. Cité dans le communiqué, Mark Branson affirme que la décision de quitter son poste a été «difficile à prendre».

Au cours de son mandat de 11 ans, il a dû notamment gérer les conséquences de la crise financière, dont l’accompagnement des travaux de régularisation liés à des litiges fiscaux, avec les Etats-Unis entre autres. Le renforcement structurel du secteur bancaire après le choc de 2008-2009 et la surveillance face à la criminalité financière constituent d’autres chantiers menés sous la houlette de M. Branson.

Mark Branson «a très fortement contribué à la mise en place et à l’établissement de notre autorité durant une période très mouvementée pour la place financière», a affirmé Marlene Amstad, présidente du conseil d’administration de la Finma, citée dans le communiqué. Cette nomination constitue «l’expression de (la) reconnaissance internationale» du Britannique.

La Bafin a été ébranlée par le scandale Wirecard, qui a causé l’éviction du directeur du régulateur Felix Hufeld en janvier dernier. Quelque 85 salariés du gendarme financier allemand avaient spéculé sur l’action de Wirecard au premier semestre 2020, avant la faillite de la société de paiement en ligne, posant la question de leur indépendance.

Suite à cette affaire, le ministre allemand des Finances Olaf Scholz avait annoncé une réforme organisationnelle de l’autorité avec «un nouveau départ en termes de personnel».

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