Les mauvaises nouvelles macroéconomiques et géopolitiques éclipsent les bonnes nouvelles microéconomiques et fondamentales. L’Iran est redevenu le principal moteur des marchés financiers, car la Fed est désormais impliquée. Alors que les Etats-Unis ont peut-être été induits en erreur par leur succès retentissant au Venezuela, l’Iran pourrait, selon moi, être encouragé par la résilience de l’Ukraine face à la Russie. En mars, avril et mai, la courbe supérieure du «K» (le secteur technologique) était suffisamment solide pour évoluer sans être perturbée par la courbe inférieure du «K» (la guerre en Iran). Mais elle est désormais «contaminée» par la guerre en Iran, principalement parce que le secteur technologique est désormais plus mature et mieux valorisé.
Malgré des résultats financiers extrêmement positifs, tant en chiffre d’affaires qu’en bénéfices, les grands noms de la technologie de pointe n’ont pas pu bénéficier de cours boursiers dynamiques. Nous sommes, pour l’instant, passés d’un état d’esprit sur les marchés actions fondé sur le principe de «présumé innocent jusqu’à preuve du contraire» à un état d’esprit de «présumé coupable jusqu’à preuve du contraire». Voyons combien de temps cela durera, car les bénéfices restent exceptionnellement solides. Les investisseurs pourraient avoir besoin d’un prétexte pour acheter, en s’appuyant sur l’actualité en provenance d’Iran.
L’Europe pourrait finir par engager des mesures commerciales contre la Chine
Les mauvais résultats en provenance du secteur industriel allemand continuent de faire la une des journaux et, au rythme actuel, l’Allemagne et une grande partie de l’Europe risquent d’être désindustrialisées par la Chine.
Je lisais un ouvrage dans un tout autre domaine (la biographie d’Isaac Newton) lorsque je suis tombé sur le mot «inerte». Je me suis dit qu’aujourd’hui, tout dans le monde semble lié et réagit à tout le reste, excepté l’Europe: l’Europe est restée inerte, insensible à la plupart des provocations.
Cependant, la compétitivité de la Chine, soutenue en partie par des subventions gouvernementales et un yuan faible, est désormais écrasante et constitue une menace pour l’Europe. Des mesures commerciales pourraient, à mon avis, ne plus être un risque lointain.
Stratégie d’investissement: était-il trop tôt pour adopter une position défensive?
En repensant au match de Coupe du monde que l’Angleterre a perdu contre l’Argentine, je me suis dit qu’avec une avance de 1-0 en première mi-temps, l’Angleterre avait peut-être adopté une posture défensive trop tôt et avait fini par perdre. Existe-t-il une analogie avec les investissements en 2026, où, après une forte progression des actions au premier semestre, les investisseurs pourraient adopter prématurément une attitude défensive?