Les «colombes» de la BCE l'emportent – encore une fois

Ulrike Kastens, DWS

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Le début de la sortie des politiques monétaires ultra-accommodantes devrait commencer à l'automne avec un rythme d'achats PEPP quelque peu freiné, mais sans ajustement de l'enveloppe PEPP dans son ensemble.

Le rythme rapide des achats d'actifs dans le cadre du programme d'achat d'urgence en cas de pandémie (PEPP) sera maintenu au troisième trimestre, conférant une nouvelle victoire aux «colombes» du conseil de la BCE. Les marchés financiers devraient être soulagés. Aucun autre changement de politique non plus, ni dans le PEPP ni dans la volonté d'ajuster les paramètres de la politique monétaire si nécessaire. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, appelle cela une politique de la main ferme.

Cette fois-ci, tout est donc resté inchangé. Mais la discussion sur l'ampleur du soutien monétaire nécessaire va s'intensifier dans les semaines à venir. Après tout, la BCE est devenue considérablement «plus confiante» quant à ses perspectives économiques. Elle a sensiblement relevé ses projections de croissance du PIB pour 2021 et 2022 et a évalué les risques économiques comme étant globalement équilibrés. Bien qu'elle continue de penser que la hausse de l'inflation est vraisemblablement un phénomène transitoire, ses projections ont également été sensiblement revues à la hausse pour 2021 et 2022. Il n'en reste pas moins que son objectif d'inflation pour 2022 et 2023 serait manqué pour ces années. À plusieurs reprises, la présidente de la BCE, Mme Lagarde, a également mis l'accent sur des projections plus élevées pour le taux de base sur l'ensemble de l'horizon de prévision. Dans ce contexte, un rythme plus élevé d'achats d'actifs dans le cadre du PEPP ne peut se justifier à long terme. Le début de la sortie des politiques monétaires ultra-accommodantes devrait commencer à l'automne avec un rythme d'achats PEPP quelque peu freiné, mais sans ajustement de l'enveloppe PEPP dans son ensemble. Nous maintenons notre prévision selon laquelle la sortie des politiques monétaires ultra-accommodantes sera prudente. Mais il devrait être clair pour tout le monde que l'on peut s'attendre à beaucoup moins de soutien de la part de la BCE en 2022.

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