La BNS peut pour l’instant adopter une attitude attentiste

Communiqué, Raiffeisen Suisse

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A l’exception des produits pétroliers, on ne constate pratiquement aucune hausse de l’inflation en Suisse.

Evolution des taux depuis l'an 2000

 

L’économie mondiale résiste à la crise énergétique déclenchée par la guerre en Iran. C’est précisément en Europe que les entreprises font preuve de résilience, après des années marquées par de forts vents contraires sur le plan conjoncturel. En Suisse aussi, les signes d’une consolidation de la reprise se multiplient. En même temps, la pression sur les prix reste faible. A l’exception des produits pétroliers, on ne constate pratiquement aucune hausse de l’inflation.

Par conséquent, depuis le choc des prix de l’énergie, la Banque nationale suisse (BNS) se préoccupe moins des risques haussiers liés à l’inflation que des risques baissiers liés à la demande mondiale et à la force du franc. C’est pourquoi elle reste prête à intervenir «au besoin» sur le marché des changes. La résilience de l’économie mondiale et, surtout, l’élargissement des écarts d’intérêt attendus par rapport à la zone euro et aux Etats-Unis ont toutefois affaibli le franc.

Il n’y a donc actuellement aucune nécessité d’agir sur le marché des changes ou au niveau des taux directeurs. La BNS se trouve dans une très bonne position et peut attendre. Cela plaide tout d’abord en faveur d’intérêts hypothécaires globalement stables. Si l’économie européenne devait poursuivre sa reprise, une opportunité pourrait toutefois se présenter, dans le courant de l’année prochaine, pour que la BNS adopte un taux directeur au moins légèrement positif, ce qui s’accompagnerait d’une hausse modérée des taux hypothécaires.

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