IA et bureaux: pourquoi la demande pourrait rester solide malgré les craintes

Hans Vrensen, AEW (filiale de Natixis IM)

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Les taux de vacance moyens des bureaux sur les marchés européens devraient atteindre un pic cette année avant de redescendre de 9% à 7% d’ici 2030.

La croissance de l’emploi de bureau en Europe continuera d’être affectée par la diminution de la population en âge de travailler. En ce qui concerne l’adoption de l’IA et son impact sur la demande de bureaux, les avis restent encore partagés quant aux effets à long terme. Toutefois, à court terme, son impact devrait être limité en raison de l’explosion des coûts de l’IA, des capacités de calcul restreintes des centres de données et des préoccupations liées à la souveraineté des outils d’IA existants. 

Malgré cette incertitude persistante quant à l’impact final de l’IA, nos perspectives pour la demande placée demeurent positives pour les cinq prochaines années. Notre dernier rapport de recherche montre également la poursuite de la bifurcation de la demande entre les bureaux prime et le reste du parc, en fonction de leur qualité et de leur emplacement. 

Les taux de vacance moyens des bureaux sur les marchés européens devraient atteindre un pic cette année avant de redescendre de 9% à 7% d’ici 2030, l’offre neuve limitée et les reconversions de bureaux contribuant à rééquilibrer les marchés. 

Bien que les loyers faciaux aient continué de progresser, les mesures d’accompagnement ont augmenté. C’est particulièrement le cas sur les marchés hors QCA, avec des secteurs comme La Défense et les Docklands de Londres, où elles représentent actuellement environ 40% du loyer total exigible sur la durée du bail. 

Malgré ces mesures d’accompagnement élevées, la croissance des loyers prime faciaux devrait s’établir en moyenne à 3,9% par an sur l’ensemble des marchés de bureaux européens couverts pour la période 2026-2030. Combinée au réajustement important des prix enregistré par le secteur des bureaux en 2022-2024, cette évolution soutient notre prévision d’un rendement total moyen de 10% par an pour les bureaux européens prime au cours des cinq prochaines années, porté par des rendements locatifs résilients et une croissance continue des loyers.

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