France: stabiliser la dette publique exigerait un ajustement de 6,3 points de PIB

Patrick Artus, Ossiam

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Le pays risque de s'enfermer dans un cercle vicieux associant faible croissance, hausse du chômage, recul de l'investissement et aggravation de la dette publique.

On peut être légitimement inquiet au sujet des perspectives économiques et financières de la France. Les motifs d’inquiétude sont les suivants:

  •     la perte de pouvoir d’achat des salariés va freiner la consommation des ménages, même s’il y a recul du taux d’épargne; 
  •     la hausse des taux d’intérêt à long terme va faire rechuter l’investissement en logement; 
  •     le risque politique, le recul du taux de marge et le coût élevé de la dette n’incitent pas les entreprises à investir; 
  •     la croissance restera donc faible, le chômage va continuer à augmenter et le taux d’emploi à baisser; 
  •     avec une croissance très faible, nettement inférieure au niveau des taux d’intérêt à long terme, et l’absence de majorité parlementaire, la possibilité de réduire le déficit public et de stabiliser à terme le taux d’endettement public est très faible.

 

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