Fintech suisses: l'écosystème blockchain tient bon

David Delmi, WeCan Group

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Chronique blockchain. Depuis plus de quatre ans, la Suisse accueille bon nombre de projets. Tour d'horizon de cet écosystème à fort potentiel.

840 entreprises actives dans la blockchain et les cryptomonnaies, c’est le chiffre surprenant partagé par la Swiss Blockchain Federation  l’an dernier. Soit plus de 4400 emplois rien que dans la crypto-valley zougoise.

La réactivité de la Finma en 2017 et 2018 y est pour beaucoup. Le régulateur suisse, soucieux d’offrir un cadre souple et clair aux Initial Coin Offering (ICO) de l’époque, ainsi qu’aux projets blockchain dans leur ensemble ont permis à bon nombre d’entreprises de s’implémenter ou de prospérer en Suisse.

L’utilisation de la blockchain s’intensifie depuis quelques mois.
Il en va de même avec les crypto-monnaies.

C’est le cas de fleurons comme Bity, la Fondation Ethereum, Bancor, Wecan Group, Seba, Metaco ou encore Bitcoin Suisse. Et ceci dans une variété d'applications et d’activités (financement participatif, tokenisation, gestion d’actifs, infrastructures de paiement et infrastructures bancaires.)

L’utilisation de la blockchain s’intensifie depuis quelques mois. Il en va de même avec les crypto-monnaies. Contrairement à 2017, des acteurs institutionnels de premier plan sont désormais actifs dans le domaine. Facebook et son projet de monnaie Diem (qui a récemment annoncé quitter la Suisse) est loin d’être le seul exemple. En Suisse Romande, des acteurs importants comme Swissquote proposent des services crypto à leurs clients.

Avec des projets comme Dfinity, sorte de cloud 3.0 construit sur la blockchain, la Suisse fait également passerelle avec la Silicon Valley. La fondation zougoise Dfinity est fortement implantée aux Etats-Unis et son token nommé Internet Computer (ICP) atteint une valorisation de 14 milliards de dollars sur les plateformes de trading.

Pionnière en la matière grâce à son régulateur des marchés financiers réactif, la Suisse est en pôle position.

Du côté de l’art, il est désormais difficile de ne pas entendre parler des fameux NFTs. Christie’s a organisé la première vente aux enchères d’importance d’une œuvre digitale. Cette dernière a fait les choux gras de la presse en atteignant la somme astronomique de 69 millions de dollars. Sotheby’s n’est pas en reste. La maison d’enchères a accepté deux crypto-monnaies pour participer à la vente d'œuvres physiques.

Les technologies blockchain sont désormais de plus en plus présentes dans le monde financier. Pionnière en la matière grâce à son régulateur des marchés financiers réactif, et accueillant chaque année bon nombre de projets prometteurs, la Suisse est en pôle position. L’innovation n’est pas un sprint, mais un marathon. Et la compréhension des réglementations et modèles économiques en relation avec la blockchain est donc primordiale afin de garder une longueur d’avance.

L’entrepreneur et expert, Vincent Pignon, ainsi que le docteur en droit Pascal Favrod-Coune ont publié à cet effet un livre aux éditions Schulthess, La Fintech en Suisse. Une cartographie  vient d’ailleurs compléter le livre sous forme de site web. Ce dernier liste l’ensemble des acteurs de cet écosystème fintech suisse, soit plus de 320 entreprises réparties dans toute la Confédération.

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