Zone euro: légère accélération de la croissance du secteur privé

AWP

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L’indice mensuel des 19 pays ayant adopté la monnaie unique s’affiche à 51,4 points en février, contre 51,0 en janvier.

La croissance de l’activité du secteur privé en zone euro a légèrement accéléré en février, malgré un repli du secteur manufacturier en Allemagne, selon l’indice provisoire publié jeudi par le cabinet IHS Markit.

L’indice mensuel des 19 pays ayant adopté la monnaie unique s’affiche à 51,4 points en février, contre 51,0 en janvier.

«Si l’Indice PMI Flash s’est légèrement redressé par rapport à janvier, il continue de signaler l’une des plus faibles croissances mensuelles de la région depuis 2014», a commenté Chris Williamson, chef économiste de IHS Markit, cité dans un communiqué.

C’est toutefois légèrement mieux que ce qu’attendaient les analystes interrogés par le service financier Factset qui tablaient sur une quasi-stagnation à 51,1 points.

Néanmoins, la puissante machine industrielle allemande s’est grippée en février, le PMI manufacturier allemand se contractant à 47,6 points (contre 49,7 points en janvier), selon un chiffre provisoire.

Dans la première économie de la zone euro, «la production a reculé pour la première fois depuis près de six ans tandis que le volume des nouvelles commandes a nettement diminué affaibli par les difficultés du secteur automobile», note Markit dans son communiqué.

l’Allemagne a en effet été particulièrement touchée par l’entrée en vigueur à l’automne de nouvelles normes européennes antipollution, qui ont désorganisé les chaînes de production de plusieurs constructeurs. Le géant Volkswagen a dû stocker des milliers de voitures en attente d’homologation.

Ces difficultés du secteur manufacturier allemand sont toutefois compensées par la bonne tenue du secteur des services dans ce pays, dont l’activité a fortement augmenté au cours du mois. Grâce aux bonnes performances de ce secteur, «la croissance de l’économie allemande pourrait atteindre 0,2% au premier trimestre», prédit M. Williamson.

Pour Jack Allen, analyste de Capital Economics, ces chiffres apportent «quelques nouvelles (modérément) encourageantes».

«Les chiffres du PMI composite apportent quelques gages que l’économie de la zone euro n’est pas sur le point d’entrer en récession», a-t-il écrit.

Même analyse de la part l’économiste Bert Coljin du bancassureur néerlandais: «signes avant-coureurs d’une économie qui s’en sort bien», titre-t-il dans son commentaire.

Il met en avant le redressement de l’activité du secteur des services dans la zone euro à 52,3 points en février, contre 51,2 en janvier, au plus haut depuis trois mois.

«Les entreprises du secteur des services ont accéléré le rythme de l’embauche en février et sont devenues beaucoup plus optimistes quant aux perspectives», constate-t-il.

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