USA: amélioration limitée de la confiance des consommateurs

AWP

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L’indice général s’est établi à 78,1 points en juin contre 72,3 points en mai, alors que les analystes tablaient sur une avancée à 78,8 points.

La confiance des consommateurs aux Etats-Unis s’est améliorée moins fortement que prévu en juin dans un contexte de résurgence de la pandémie de COVID-19, selon l’estimation finale de l’enquête de l’Université du Michigan publiée vendredi.

L’indice général s’est établi à 78,1 points contre 72,3 points en mai.

La hausse est historiquement forte mais c’est un peu moins qu’escompté par les analystes (78,8). Et l’amélioration a surtout été marquée dans la première moitié du mois (78,9 points).

La plupart des consommateurs estiment que les conditions économiques pourraient difficilement être pires après la récente fermeture de l’économie, note Richard Curtin, l’économiste en chef chargé de l’enquête, dans un communiqué.

Mais ils notent aussi que la croissance à venir est «étroitement» liée aux progrès réalisés pour endiguer le coronavirus.

Or, «la réouverture rapide de l’économie a sans aucun doute rétabli les emplois et les revenus, mais elle s’est produite au prix probable d’une légère augmentation de la propagation du virus», résume l’économiste.

Là où la pandémie ressurgit, la confiance s’est ainsi peu améliorée, dans le Sud (+0,5 point) ou dans l’Ouest (+3,3 points) contre une hausse de record de 19,1 points dans le Nord-Est là où la maladie semble maîtrisée.

Richard Curtin souligne que «la résurgence du virus va s’accompagner d’une baisse de la demande des consommateurs parmi les résidents des régions du Sud et de l’Ouest et pourrait même tempérer les réactions des consommateurs du Nord-Est».

Il exhorte le gouvernement à prendre des mesures budgétaires supplémentaires «pour soulager les difficultés financières».

L’enquête fait par ailleurs apparaître une érosion de la confiance dans les politiques économiques du gouvernement, qui est tombée «à son plus bas niveau depuis l’entrée en fonction de Trump» en janvier 2017.

«Le besoin de nouveaux programmes d’aide est urgent», conclut Richard Curtin, relevant qu’il faudrait le mettre en oeuvre avant que l’élection présidentielle ne domine le débat.

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