Sunrise profite de rumeurs sur un rachat par Liberty Global

AWP

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L’action de l’opérateur de téléphonie mobile a atteint un plus haut historique ce matin. La maison-mère d’UPC viserait un groupe suisse, selon la presse du week-end.

Les actions Sunrise ont inscrit un nouveau plus haut historique lundi en début de séance avant de rentrer dans le rang. La presse du weekend s’est faite l’écho d’un possible intérêt de Liberty Global, la maison-mère d’UPC, pour l’acquisition d’un opérateur de téléphonie mobile en Suisse. Le cas échéant, plusieurs analystes verraient une telle transaction d’un bon oeil.

L’affaire a été déclenchée par la SonntagsZeitung qui a rapporté les propos d’un manager de Liberty Global affirmant que l’argent serait bientôt disponible pour racheter les numéros deux ou trois du marché suisse de la téléphonie mobile. Le fait qu’UPC a décidé d’abandonner le réseau mobile de Salt au profit de celui de Swisscom dès 2019 n’empêcherait pas une acquisitions, car le deal avec le géant bleu n’est pas exclusif.

Les déclarations du responsables de Liberty Global ont de quoi surprendre un peu car le groupe américain a vendu l’an dernier UPC Autriche pour 1,9 milliard d'euros à Deutsche Telekom. A l’époque, la maison-mère avait même dû démentir une intention de se séparer d’UPC Suisse aussi.

La semaine passée, le Financial Times a affirmé dans un article que Liberty Global veut entièrement remanier ses affaires en Europe. Celles-ci sont dans l’ensemble trop largement étayées. Les sociétés nationales en Allemagne, en Roumanie, en Hongrie et en République tchèque devraient être vendues à Vodafone, avait indiqué le journal britannique.

Pas de commentaire

Contactés par AWP, tant UPC que Sunrise ont refusé tout commentaire. Les rumeurs de fusion sur le marché suisse des télécommunications ne sont pas nouvelles. Les analystes jouent constamment avec ce genre de scénario. De manière générale, on estime que les autorités laisseraient une telle fusion se faire, le cas échéant. En 2010, la Commission de la concurrence avait toutefois interdit la fusion entre Sunrise et Orange (aujourd’hui Salt).

Dans une étude de HSBC, les analystes jugent qu’une fusion entre UPC et Sunrise serait la combinaison qui ferait le plus sens à l’heure actuelle. Le regroupement d’un opérateur de téléphonie mobile et d’un exploitant de réseaux câblés en ferait un solide deuxième fournisseur derrière Swisscom.

Le potentiel de synergies serait élevé et les analystes parlent d’un effet de 1,3 à 2,5 milliards de francs au niveau des coûts (investissements et frais d’exploitation). Le potentiel d’économies serait notamment situé dans l’infrastructure et les dépenses générales et de personnel. On économiserait aussi au niveau des taxes, car Sunrise paie actuellement pour l’utilisation du réseau fixe de Swisscom.

En janvier dernier, les analystes de Royal Bank of Canada (RBC) avait jugé réaliste l’achat de Sunrise ou de Salt par UPC, plus réaliste en tout cas qu’un achat d’UPC par Sunrise, qui remettrait en cause la politique de dividende ou par Salt (trop petit). Le potentiel de synergies serait de 1,3 milliard de francs en cas de fusion d’UPC et Sunrise et de 0,6 milliard pour une fusion entre UPC et Salt.

L’action Sunrise a perdu lundi 0,4% à 94,20 francs après avoir inscrit un plus haut historique à 97,40 francs en début de séance. Le SPI s’est replié de 0,90%.