Sanctions américaines contre un système de change en Iran

AWP

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Des personnes et sociétés basées en Iran, Turquie et Emirats arabes unis sont concernées. Les mesures visent la banque iranienne Ansar.

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions financières contre 25 individus et sociétés basés en Iran, Turquie et Emirats arabes unis et accusés d’avoir apporté des financements à l’Iran, a annoncé mardi le secrétaire au Trésor.

«Nous ciblons un vaste réseau de sociétés écrans et d’individus basés en Iran, en Turquie et dans les Emirats arabes unis afin de mettre fin à un stratagème que le régime iranien a utilisé pour transférer illégalement plus d’un milliard de dollars de fonds», a indiqué Steven Mnuchin dans un communiqué.

Les sanctions visent la banque iranienne Ansar, déjà sur la liste noire depuis 2010, et surtout plusieurs de ses filiales et dirigeants, dont sa branche effectuant ses opérations de change. Elles ciblent également le ministère de la défense iranien, un ministère déjà sanctionné depuis 2007.

Le stratagème sur les devises consistait à faire échanger «le rial iranien dévalué contre des dollars et des euros pour les transférer dans les poches de l’IRGC (le Corps des Gardiens de la Révolution d’Iran)» qui contrôle la banque Ansar, selon Washington, «et dans celles du ministère de la Défense».

La banque Ansar, dirigée par Ayatollah Ebrahimi, placé sur la liste noire des sanctions mardi, établissait ces sociétés de changes écrans dans des zones franches.

«En seulement un an et demi,» quatre compagnies écrans basées dans les Emirats sont accusées d’avoir contourné les sanctions contre l’Iran «en fournissant quelque 800 millions de dollars à Ansar Exchange», dit l’administration américaine.

Par ailleurs, d’autres sociétés sont sanctionnées pour avoir participé à l’achat de centaines de véhicules pour le compte du ministère de la Défense.

Les sanctions américaines gèlent les éventuels avoirs sur le territoire des Etats-Unis des personnes ou entités désignées. Elles interdisent toute relation commerciale avec ces entités et exposent «toute institution financière étrangère» à des sanctions «si elles facilitent sciemment des transactions avec des personnes ou sociétés mises à l’index».

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