Russie: la croissance s’est accélérée au 2e trimestre

AWP

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Le PIB a augmenté de 0,9% sur un an contre une hausse de 0,5% au premier trimestre, bien en dessous des objectifs fixés par Poutine.

La croissance économique de la Russie s’est accélérée au deuxième trimestre après un brusque coup de frein en début d’année, tout en restant inférieure aux objectifs des autorités sur fond de faiblesse persistante de la consommation des ménages.

Le Produit intérieur brut a augmenté de 0,9% sur un an contre une hausse de 0,5% au premier trimestre, jugée alors très décevante, a indiqué l’agence des statistiques Rosstat.

Cela correspond à une croissance de 0,7% en glissement annuel sur l’ensemble du premier semestre, ce qui reste inférieur à la croissance espérée par le gouvernement pour 2019 (+1,3%) et encore moins que celle de l’année 2018 (+2,3%).

En début d’année, le coup de mou de l’activité économique avait été expliqué par la hausse de la TVA au 1er janvier, mesure qui a contribué à la chute de popularité de Vladimir Poutine depuis un an.

Le contexte est resté difficile pour les ménages en début d’année. Dans un récent rapport de conjoncture, le ministère de l’Economie avait fait état d’une accélération de la croissance du deuxième trimestre tirée par le secteur industriel, la métallurgie et la chimie notamment.

Mais il faisait état d’une nouvelle baisse du pouvoir d’achat des ménages, en déclin depuis plusieurs années et désormais plombé par le poids de l’endettement, ainsi que d’un ralentissement de la consommation des ménages.

Vladimir Poutine a fixé comme objectif, au début de son quatrième mandat en 2018, une croissance annuelle de 4% et annoncé pour cela d’ambitieux «projets nationaux».

Le coût de ces projets --déclinés en douze catégories dont la santé et les infrastructures-- approche les 400 milliards de dollars d’ici à 2024, dont 115 milliards doivent provenir d’investissements privés, russes ou étrangers.

Début août, le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu que la croissance à long terme du pays ne pourrait s’établir qu’autour de 1,8% faute de réformes structurelles.

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